[Test] Sonic Wings Reunion – Une refonte nécessaire ?
Une belle révision technique pour un jeu qui satisfera les curieux, mais pas forcément les fans hardcore de shmups. Un bel objet cependant pour votre collection.
- Propre et fluide
- Le roster et la possibilité de prendre un striker (ou pas)
- La rejouabilité
- La variété des modes de difficulté
- Le mode TATE sur Switch
- un chouya moins lisible en version portable
- L'histoire qui tient sur un ticket de métro
- Pas bien original pour les vétérans.
Sonic Wings Reunion incarne un hommage sincère à l’arcade d’antan, porté par une direction artistique colorée et un système de duo de pilotes inspiré. Ses principales limites résident dans une lisibilité pas toujours au top et un manque d’audace dans le level design. Pas de révolution, mais au moins de quoi satisfaire les curieux ou compléter la collection des fans du genre.
Sonic Wings Reunion marque le grand retour de la licence après quasiment trois décennies d’absence, étant disponible sur Nintendo Switch depuis le 7 octobre 2025 en versions physique et numérique. Cette réédition d’Aero Fighters/Sonic Wings propose même des éditions Collector et Deluxe garnies de bonus pour les collectionneurs avertis. On met les gaz et on fonce défoncer des armées de scélérats !
Des sensations intactes
L’histoire de Sonic Wings Reunion reste volontairement légère pour ne pas freiner l’action. Huit pilotes internationaux, chacun affublé de capacités de tir uniques, prennent les commandes de leur appareil pour contrer l’organisation mystérieuse Fata Morgana. Les huit stages nous emmènent des terres glacées de l’Arctique aux déserts brûlants du monde arabe, en passant par l’Espagne ensoleillée, dans une ambiance purement arcade où la narration sert surtout d’excuse à l’épique frénésie de tir.

Sonic Wings Reunion reste fidèle aux mécaniques classiques du genre : un tir principal associé à une attaque spéciale de type bombe. La vraie nouveauté réside dans le système de duo de pilotes. On choisit un pilote principal pour son tir et un second pour sa bombe, influant à la fois sur la jouabilité et sur de petits dialogues humoristiques qui ponctuent les écrans de transition, en français s’il vous plaît. Ce duo injecte une dimension stratégique sympa, car chaque combinaison module légèrement vos atouts sur le terrain et relance l’intérêt à chaque nouvelle partie.
Chaque boucle de jeu se finit environ en une vingtaine de minutes, ce qui reste typique d’une expérience arcade pure. Les graphismes modernes remplacent le pixel art d’antan, huit niveaux et un stage bonus vous attendent pour mettre votre skill à l’épreuve. Le jeu comporte aussi d’autres atouts : notamment de nombreux niveaux de difficulté, le mode entraînement immersif et la fonction coop locale qui rallongent la durée de vie en permettant à chacun d’aborder le jeu à son rythme et de chasser les meilleurs scores en ligne.
La guerre vue du ciel

Visuellement, Sonic Wings Reunion mise sur des décors colorés et des explosions généreuses, loin des sprites d’autrefois. Nous avons testé le jeu sur la Switch 2 et il tourne à merveille, sans accroc à noter. Vous pouvez jouer en mode horizontal ou en mode TATE, c’est à dire avec l’écran à la verticale, ce qui est juste parfait pour retranscrire les sensations d’origine. Sur mobile, c’est facile à mettre en place, mais sur votre grand écran, cela dépend de votre setup bien entendu. Si vous disposez d’un écran installé en vertical ou si vous pouvez faire une rotation de l’écran, c’est la perfection.
L’interface, épurée, met en avant les jauges de vie, le nombre de bombes restantes et le score sans trop encombrer l’écran. Malgré tout, certains choix esthétiques posent problème lorsque le vaisseau principal se confond avec les arrière-plans sombres, rendant la lecture de l’action moins aisée notamment en version portable. Un souci d’ergonomie à prendre en compte dans un genre où chaque pixel peut décider de la survie ou de la destruction de votre engin.
Le titre propose trois bandes-son : l’originale fidèle aux racines arcades, une version arrangée plus moderne et un mode “Mao Mao” pour les nostalgiques du personnage éponyme. Chacune apporte sa propre identité, même si aucune ne laissera un souvenir impérissable. Cette variété permet toutefois d’ajuster l’ambiance sonore selon son humeur et de varier les plaisirs lors des sessions répétitives de scoring.
Chacun son style
Le jeu s’adresse autant aux novices qu’aux vétérans grâce à ses options d’accessibilité. On peut réduire la densité des tirs ennemis, activer l’invincibilité dans le mode entraînement ou relever la difficulté pour un challenge ultime. Néanmoins, l’absence de chemins alternatifs ou de mécaniques de scoring sophistiquées limitera la quête de performance pour les plus exigeants, qui risquent de trouver le titre un peu trop classique sur le long terme.


Le mode coop local reste un atout majeur, apportant un brin de folie à deux sur le même écran. En complément, le classement en ligne permet de se mesurer aux scores mondiaux, faisant de chaque run une course à l’exploit. Cette dimension communautaire injecte un solide supplément d’âme à un ensemble par ailleurs parfois trop tiède.
Sonic Wings Reunion incarne un hommage sincère à l’arcade d’antan, porté par une direction artistique colorée et un système de duo de pilotes inspiré. Ses principales limites résident dans une lisibilité pas toujours au top et un manque d’audace dans le level design. Pas de révolution, mais au moins de quoi satisfaire les curieux ou compléter la collection des fans du genre.


