[Test] Scott Pilgrim EX (plus Alpha ?)
Une suite qui reste dans le sillage du précédent au niveau du respect du matériau d’origine et de l’action, avec des évolutions bienvenues dans l’exploration et de bonnes idées
- Le fun immédiat
- Respect de l'univers à tous les niveaux
- Les musiques vraiment cool si on aime le genre
- Belle rejouabilité
- Bon rapport durée de vie/prix
- Le côté exploration sympa
- Le roster assez varié et original
- La narration au second plan
- S'adresse moins aux néophytes qu'aux fans
- Pas de grosse évolution dans le gameplay
Scott Pilgrim EX: Scott Pilgrim EX est un jeu qui respire l’amour du genre, rassemblant ce qu’on attend d’un beat’em up moderne : prise en main immédiate, sensations gratifiantes, direction artistique soignée et une rejouabilité qui tient la route. Il s’adresse en priorité aux fans de la licence et aux amateurs de jeux d’arcade, mais il saura aussi séduire les curieux prêts à accepter quelques limites. – HerrKamper
On va pas se mentir, j’attendais Scott Pilgrim EX de pied ferme. Le jeu reprend la formule qui a fait vibrer les amateurs de beat’em up rétro, lui injecte quelques modernisations bienvenues, et la sauce prend la plupart du temps. Si vous êtes venu pour le fun immédiat, la nostalgie bien dosée et des combats qui claquent, vous êtes au bon endroit mais si vous espérez une révolution du genre, préparez-vous à rester sur votre faim.
L’instant mémoire de Pépé Kamper
Si j’ai connu l’univers de Scott Pilgrim d’abord avec le film d’Edgar Wright puis avec les comics de Bryan Lee O’Malley, le premier jeu m’a plu davantage pour être un beat’em up sympa avec un univers en pixel art qui colle parfaitement à l’univers. Dans ce genre de jeux, je cherche d’abord la sensation, le rythme, la récompense immédiate d’un combo bien placé et le plaisir de foutre des coups de savate avec ici en prime la montée de niveau et de puissance des personnages au fil du jeu. Alors oui au départ, le premier opus était assez rigide avec peu de coups et de combos disponibles et des personnages assez peu mobiles mais cela vient avec le temps, j’avais apprécié ce côté “Power Up” qu’on ressentait au fil des niveaux qu’on gagnait justement ou encore la variété des environnements, des ennemis et le roster de personnages jouables, sans compter la direction artistique ou les chiptunes qui vont bien.
Scott Pilgrim EX est le fruit du travail acharné de Tribute Games, composé d’experts en beat’em up et de fans inconditionnels de Scott Pilgrim. Certains membres de l’équipe ont même participé au développement du précédent jeu de la licence ! Avec patience et détermination, le studio a construit une expérience de jeu taillée pour les fans de la première heure comme les nouveaux venus, avec un scénario co-écrit par le créateur de la licence Bryan Lee O’Malley et une toute nouvelle bande-originale composée par les habitués de la licence Anamanaguchi.
Le club des 7
Quand le mal frappe Toronto et vole les instruments des Sex Bob-Omb, il revient à Scott Pilgrim, Ramona Flowers et leur joyeuse bande d’hurluberlus improbables de faire équipe pour sauver le groupe (et le monde). Combattez les végans, les démons et les robots dans les ruelles, les allées et les plages de la ville, et jusqu’à un château de vampire s’il le faut. Rien n’est assez pour grimper en compétences et accomplir les quêtes confiées par des têtes connues de la licence Scott Pilgrim.
Après une chouette intro animée qui respecte parfaitement la patte visuelle de O’Malley, on commence avant tout par choisir la difficulté et le personnage. Dans le roster, 7 personnages sont sélectionnables avec chacun leur style et compétences :
- Roxie la ninja
- Robot-01 efficace sur des groupes d’ennemis
- Ramona qui tape bien à moyenne portée
- Scott le héros polyvalent
- Matthew contrôle des démons
- Lucas le distributeur de patates de forains
- Gideon qui attaque sans relâche

On pourra trouver dommage qu’on ne puisse pas jouer avec certains personnages du premier opus, cela dit ça a une logique par rapport à l’histoire et ça permet de mettre un peu de sang neuf. Après, quand on voit l’écran de sélection des personnages, on se dit qu’il y a un peu de place pour certainement en accueillir d’autres…
On sort les bi-Scott-os !
L’aventure commence avec un tuto pour vous faire la main et apprendre quelques combos de base, les enchaînements tombent naturellement et la prise en main est rapide. Dès les premières minutes, on sent que les développeurs ont voulu conserver l’ADN arcade du premier volet : des affrontements nerveux, des vagues d’ennemis qui s’enchaînent, avec cette petite dopamine à chaque barre de vie vidée. Contrairement au premier jeu, ici on commence avec des personnages qui ont des combos et attaques spéciales dès le début, ce qui est logique car cela se passe après l’histoire initiale et qu’en plus on peut jouer avec certains anciens boss, normal qu’on ait déjà un panel d’attaques dès le départ.
Cela dit, ce n’est pas pour autant que vous allez être tout puissant dès le départ : vous allez pouvoir monter en puissance mais de façon moins traditionnelle : ici votre niveau est défini par les points de caractéristiques, certains sont fixes et d’autres variables selon l’équipement porté. Pour le premier cas, il faudra soit récupérer des objets qui tombent sur des boss ou plus rarement certains ennemis, ou aller manger au restaurant des plats qui feront monter une ou plusieurs stats. Il faudra ainsi tenter de monter à fond la vitalité, la volonté (qui augmente la quantité de PC), la force et l’agilité. Sans oublier d’acheter les équipements au fil du jeu qui coûtent aussi du pognon, il faudra économiser et savater à la chaîne pour avoir assez de thunes. Avec mon premier personnage cela a pris environ 4 heures bien tassées, sachant que pour la bonne mesure vous pourrez le faire avec les 6 autres héros, c’est pas dégueu niveau durée de vie rien que pour cet aspect.

Hooked on a feeling
C’est assez classique au niveau des contrôles, avec des attaques faibles et fortes à mélanger pour créer des combos variés, vous pouvez choper les ennemis pour les défoncer ou les balancer dans le décor, utiliser des attaques chargées ou attaques spéciales pour faire un peu le ménage ou encore appeler un des nombreux personnages secondaires à la rescousse pour vous prêter main forte. Dans ce dernier cas, certains devront être débloqués, et ont des effets variés : attaques de zones, regain de vie, augmentation des dégâts temporaires ou de vitesse… A vous de bien choisir selon la situation, vous pourrez les changer à la volée selon vos besoins mais il y a un temps de rechargement entre chaque utilisation ! Idem pour les coups spéciaux qui utilisent des PC que vous pourrez recharger avec de la bouffe ou des objets qui tombent (rarement dans ce cas)
Ce qui est appréciable, c’est le rendu des coups qui fait ressentir la puissance des patates qu’on peut placer et c’est super important dans ce style de jeu. D’autant plus que le gameplay est fluide, les combos se placent bien comme il faut : de façon générale la prise en main est satisfaisante et de devient davantage au fil de votre progression, avec un sentiment de montée en vitesse et en puissance aussi, sans que ça finisse en Dragon Ball, faut pas déconner.
Mais y’a pas que la baston, Scott Pilgrim EX mise aussi sur l’exploration, avec un soupçon de Metroidvania d’ailleurs car vous pourrez revenir à certains endroits et débloquer des passages si vous avez les bons objets par exemple. La progression n’est pas linéaire comme un beat’em up classique, vous pourrez aller de gauche à droite pour passer d’un point à l’autre de la carte de Toronto, mais aussi vers le haut pour entrer dans des nouvelles zones (par exemple, on avait ce gimmick dans les Golden Axe d’ailleurs, coucou les boomers !)
D’ailleurs en parlant de retrogaming, le titre regorge de références à ce sujet, parfois bien visibles comme la grosse manette NES dans l’appart au début ou la cartouche de Mario 3 dans la salle après le tuto. Ou d’autres références plus discrètes mais pointues, tiens on reste avec Mario 3 : dans un niveau vous avez une sorte de panneau blanc derrière lequel vous pourrez passer, dans le jeu de Nintendo il fallait s’y accroupir quelques secondes pour passer derrière le décor. Bref vous en aurez bien d’autres à dégoter, avec des références à Castlevania, Ghouls & Ghosts, Zelda, Resident Evil ou Street Fighter en vrac.
Artistiquement carré
La direction artistique est l’un des points forts du jeu : elle lui donne une âme et compense souvent les limites structurelles du gameplay. On y revient mais visuellement, le jeu fait mouche. Le pixel art est soigné, les animations ont du caractère et l’ensemble respecte l’esthétique de la licence sans tomber dans la copie servile. Les personnages sont expressifs, les décors regorgent de petits détails et les clins d’œil aux comics/au film sont nombreux sans être envahissants. En termes d’ambiance, l’humour décalé, le ton bien barré et les références pop culture donnent au titre une personnalité marquée. Les dialogues et les petites scènes d’interlude renforcent ce sentiment d’appartenance à un univers cohérent, réfléchi et fidèle au matériau d’origine.
Pour autant, l’esthétique et l’écriture parlent d’abord aux initiés : les fans de la licence trouveront des clins d’œil et des easter eggs qui font plaisir mais les néophytes, eux, peuvent parfois se sentir un peu perdus face à certaines références trop pointues de la diégèse. Le point d’entrée idéal serait de faire le premier jeu, ou encore de lire les bouquins ou passer par la case film pour prendre un raccourci pas désagréable si on aime le genre, disons vitaminé, d’Edgar Wright (dont je suis personnellement fan)
Sur le plan technique, Scott Pilgrim EX tient la route : le jeu est fluide, les temps de chargement sont raisonnables et la réalisation est propre dans sa globalité. Pas de chutes de framerate majeures constatées, le moteur tient bien la charge même lors des scènes les plus chaotiques. Le jeu a connu quelques soucis techniques qui ont été patchés depuis, un joli boulot d’écoute de la part des développeurs qui ont été réactifs par rapport aux demandes des joueurs, notamment sur Steam.
Le seul souci qui persiste au moment d’écrire ce test, c’est la stabilité du jeu en coop en ligne, qui reste assez instable malgré les patchs. Sur presque toutes les sessions jouées entre joueurs sur Xbox, nous avons eu des déconnexions sauvages aléatoires, que ce soit à 2, 3 ou 4 joueurs. C’est dommage parce que le coop (local ou en ligne) est juste excellent, permettant à chacun de conserver la progression de chacun des personnages utilisés.
La rejouabilité est aussi l’un des arguments majeurs du titre, même si la répétitivité peut se faire sentir, la volonté de monter tout les personnages à fond, acheter tout ce qui est possible dans les boutiques, chasser les succès/trophées et d’explorer les secrets prolonge l’intérêt du titre, sans compter les parties entre potes : pour un peu moins de 30€ vous allez en avoir pour votre argent.
Scott Pilgrim EX est un jeu qui respire l’amour du genre, rassemblant ce qu’on attend d’un beat’em up moderne : prise en main immédiate, sensations gratifiantes, direction artistique soignée et une rejouabilité qui tient la route. Il s’adresse en priorité aux fans de la licence et aux amateurs de jeux d’arcade, mais il saura aussi séduire les curieux prêts à accepter quelques limites.







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