[Test] Monster Train 2 : pourquoi le nouveau roi du Deckbuilding Roguelite écrase la concurrence?
Sorti initialement le 21 mai 2025, Monster Train 2 a déjà conquis plus de 500 000 conducteurs de train à travers les Enfers. Et alors que la poussière commençait à retomber, le studio nous a lâché une bombe : le DLC Destiny of the Railforged. Si vous n’êtes pas prêts à voir votre productivité chuter à zéro, fuyez…
Pour ce test, j’ai effectué plusieurs run, terminés plusieurs fois (en mode normal) avec tous les clans à disposition. Cela m’a pris environ 40 heures de jeux pour cela. J’ai joué le clan des bannis en clan principal et jouer chacun leur tour les autres clans. Voyons ça ensemble.
- Le nombre de clans
- Le nombre de synergies astronomique
- Addictif pour les fans
- Absence de tuto clair
- Certains clans difficile à jouer
La verticalité : L’ADN de ce deckbuilding
Ce qui rend ce jeu unique, c’est sa structure. Là où la concurrence joue sur un plan horizontal, ici on grimpe. Le joueur gère un train à quatre étages (trois champs de bataille et le grenier du Cœur du Brasier). C’est une mécanique de « Tower Defense » sous stéroïdes. Les ennemis entrent par le bas et tentent de monter vers votre Cœur du Brasier. S’ils l’atteignent, ils l’attaqueront.
Le génie tactique réside dans la gestion de l’espace. Chaque étage a une capacité limitée. Vous devez jongler entre vos unités de « tanking », vos DPS et vos supports tout en surveillant la jauge d’énergie (Ember) qui dicte le rythme de votre tour. C’est ce chaos organisé qui crée des moments de tension pure, où un seul calcul de points de dégâts peut sauver votre run d’une mort certaine.


Une palette de Clans pour une infinité de synergies
Avec l’arrivée du DLC et de la mise à jour gratuite, nous avons désormais 12 clans à notre disposition. Le jeu vous demande d’en choisir deux : un principal qui fournit votre Champion, et un allié qui complète votre deck. De plus, les clans ne possèdent pas un, mais 2 champions !!! Le deuxième se débloque rapidement je vous rassure.

Les Bannis : Ils incarnent la « Vaillance ». Plus ils sont en première ligne, plus ils gagnent de puissance. Des vrais protagonistes de shonen !
Les Draconides : Pour les amoureux du loot. Ils utilisent l’or pour couver des œufs de dragon qui apporteront soit du loot, soit de l’or. Il existe un dragon qui vous enrichi en fonction du nombre d’œufs accumulés.


Les Lunariens : Les maîtres de la magie. Leur but ? Accumuler de la puissance magique pour « one-shot » un boss avec un sort unique.
Les Armillaires : Probablement le clan le plus « cheaté » pour beaucoup. Ils jouent sur le nombre et la décomposition (poison) via des champignons.


Les Lazariens : Des alchimistes qui manipulent la réanimation et les potions.
La vraie force du jeu, c’est que ces clans ne se contentent pas de cohabiter. Les synergies sont dégénérées : imaginez combiner la réanimation des Lazariens avec les unités sacrificielles du Peuple Ver… C’est là que le monstre stratège qui sommeille en vous s’exprime.
L’art de la souffrance : difficulté croissante
Ne vous y trompez pas, Monster Train 2 est exigeant. Le système de difficulté repose sur les niveaux de d’alliance, allant de 0 à 25. Chaque niveau ajoute des malus : ennemis plus forts, moins d’or, ou des mutateurs qui brisent vos stratégies habituelles.
Pour les experts, tout se joue sur les « Unités Prioritaires ». C’est une mécanique cruciale : le jeu vous garantit de piocher certaines unités lors de votre premier tour. Maîtriser ce tirage, c’est la différence entre une victoire éclatante et un « Game Over » humiliant au troisième combat.
Et n’oublions pas les boss finaux. Séraphin n’est plus seul, et chaque version (Diligence, Chaste, Tempérant) demande un « counter-build » spécifique. Le jeu vous montre quel boss vous attend dès le premier tour : à vous de construire votre deck en conséquence ou de subir la loi des Titans.

Le DLC « Destiny of the Railforged » : la révolution de février
Parlons du plat de résistance : le contenu sorti hier, le 2 février 2026. Ce n’est pas une petite mise à jour, c’est une refonte de la méta.
1. Les Forgerails : l’Ingénierie au service de la guerre

Le nouveau clan des Forgerails, mené par Herzal et sa fille Heph, introduit la mécanique de la Forge. Au lieu de simplement poser des unités, vous pouvez les construire et les améliorer pendant le combat. On parle de tourelles modulaires et de machines de guerre qui évoluent en temps réel. C’est une couche stratégique supplémentaire qui rend les tours encore plus profonds.
2. Sauveur d’Âmes : un Nouveau mode de jeu

Le mode Sauveur d’Âmes change radicalement la structure des runs. Vous parcourez le « Flux des âmes » pour arracher des améliorations surpuissantes à la nature. Le twist ? Chaque âme équipée sur une carte vous donne un boost massif, mais vous inflige des malédictions cumulables. C’est un équilibre constant entre puissance brute et survie.


3. Le retour du Peuple Ver
Gratuitement pour tous, le clan du Peuple Ver fait son grand retour. Redessiné pour les mécaniques de ce deuxième opus, il utilise toujours ses « Échos chargés » pour buffer des étages entiers. Voir ces anciens favoris s’intégrer aux nouveaux systèmes de Forge, c’est un pur bonheur pour les vétérans.

L’Économie de l’enfer : optimisation millimétrée
Le jeu nous rappelle que l’or est le sang du train. Chez le marchand d’acier, les choix sont cruels. Faut-il investir 15 pièces dans une Pierre de force ou économiser 95 pièces pour une Pierre de titan ? La « Titanite » est souvent l’élément déclencheur qui permet à une unité de passer de « correcte » à « divine ».
L’expertise consiste aussi à savoir quand épurer. La Purge de carte est parfois plus rentable qu’une amélioration. Un deck de 15 cartes ultra-synergiques battra toujours un tas informe de 40 cartes, même avec de bons artefacts.
Vous l’aurez compris, vous aurez accès à divers magasin lors de votre ascension. La boutique d’amélioration de cartes, de créatures, d’équipements et salles, et plein d’autres s’offriront à vous. Soyez judicieux.
Verdict : Faut-il monter à bord?
Monster Train 2, surtout avec son extension Destiny of the Railforged, est une leçon de game design. Il réussit l’exploit d’être plus complexe que son prédécesseur tout en restant incroyablement fluide.
La communauté est déjà en feu, testant des combinaisons improbables entre les Forgerails et les Bannis. Alors n’attendez plus. Préparez votre Cœur du Brasier, affûtez vos sorts, et on se retrouve dans les Limbes pour une run de légende !
Si tu souhaites débuter, je t’offre également un tuto pour bien appréhender le jeu.




