Illustration visuelle pour MIO : Memories in Orbit

[Test] MIO : Memories in Orbit – Quand la poésie rencontre la précision du Metroidvania

Temps de lecture estimé :11 Minutes, 36 Secondes

À l’approche de l’été 2024, un metroidvania particulièrement séduisant s’est discrètement invité sur le devant de la scène. Alors que la communauté scrutait le moindre signe de vie de Hollow Knight: Silksong, c’est finalement un autre projet qui a retenu l’attention : MIO: Memories in Orbit, nouvelle création du studio français Douze Dixièmes, déjà remarqué pour le très poétique Shady Part of Me. Dès son premier trailer, le titre s’est distingué par une direction artistique marquante, attisant progressivement la curiosité au fil des démonstrations jouables.

Tout laissait présager une aventure envoûtante, mais exigeante, promettant un défi relevé aux amateurs du genre. À l’heure où MIO: Memories in Orbit s’apprête à sortir ce 20 janvier, après plusieurs sessions de jeu sur sa version complète, une question demeure : que vaut réellement cette expérience tant attendue ? Une chose est sûre : comme nous avant de nous y plonger, vous risquez de ne pas être préparé.

Illustration visuelle pour MIO : Memories in Orbit

Les +
  • La direction artistique
  • Une OST charmante
  • Un univers cohérent et mystérieux
  • La maniabilité de MIO
  • Des paramètres de difficulté originaux
  • Disponible en Xbox Play Anywhere
Les –
  • Confusion dans le chemin à suivre
  • Des personnages secondaires totalement absents

Une fable mécanique qui cogne droit au cœur

L’espace demeure un terrain de jeu infini où le mystère adopte mille visages. Dans l’interprétation proposée par Douze Dixièmes, un vaisseau dérive sans explication au cœur du vide intersidéral. Cet astronef, baptisé l’Arche, semble victime d’un dysfonctionnement généralisé ayant paralysé la majorité des systèmes chargés d’assurer sa survie. Un seul être paraît encore en mesure d’intervenir : MIO, un robot solitaire. Son activation marque le début de l’aventure, introduite par un court segment tutoriel qui familiarise le joueur avec ses capacités. Rapidement réanimé par une étrange créature mécanique, MIO se retrouve lancé dans une exploration de l’Arche, avec pour mission de comprendre l’origine de la catastrophe et de tenter d’enrayer la dégradation progressive des machines. Une anomalie qui touche aussi bien les robots affectés à des tâches élémentaires que les intelligences artificielles supervisant les zones stratégiques du vaisseau.

Guidé avec sobriété par Shii, une entité énigmatique, le joueur part à la rencontre de ces IA majeures dans l’espoir de reconstituer le fil des événements. Si le récit se montre d’abord volontairement opaque, il s’éloigne des narrations volontairement nébuleuses à la Hollow Knight pour proposer une progression scénaristique plus maîtrisée et mieux dosée. Les enjeux se dévoilent progressivement, au gré des rencontres et des fragments de journaux collectés, qui prennent tout leur sens une fois replacés dans leur contexte. L’environnement lui-même joue un rôle clé : chaque zone de l’Arche raconte une histoire, éclaire sa fonction et enrichit la compréhension globale de sa mission.

Au final, l’ensemble compose un récit dont la tonalité se précise peu à peu, jusqu’à atteindre une dimension véritablement émouvante lorsque toutes les pièces du puzzle s’assemblent. L’intrigue reste accessible, mais seuls les joueurs les plus attentifs découvriront l’intégralité de ses secrets. Une récompense qui valorise l’exploration minutieuse; un aspect que MIO: Memories in Orbit encourage avec une grande intelligence.

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Un style qui claque, une bande‑son qui électrise

L’un des piliers d’un metroidvania réussi réside dans le plaisir d’arpenter des environnements soignés, pensés pour offrir des séquences de plateforme fluides et stimulantes. Sur ce terrain, le nouveau titre de Douze Dixièmes frappe fort. Dès les premières minutes, sa direction artistique s’impose comme l’un de ses atouts majeurs, offrant un émerveillement visuel constant qui ne faiblit jamais au fil de l’aventure. Puisant clairement dans l’héritage graphique de Mœbius, l’équipe artistique propose un rendu proche de l’aquarelle, donnant vie à un vaisseau aux atmosphères multiples et aux biomes distincts. Le Sanctuaire, luxuriant et coloré, contraste avec la cité de Metropolis et ses panoramas majestueux, tandis que les zones industrielles, plus austères, conservent malgré tout une identité forte. Une cohérence visuelle qui pose les bases d’une exploration particulièrement agréable.

Cette signature esthétique est sublimée par une bande-son étonnamment riche. Sous la direction de Nicolas Gueguen, les compositions synthétiques naviguent entre douceur contemplative et intensité lors des affrontements contre les boss. Certains passages évoquent même le travail de Natureboy Flako sur « Stonefly« , notamment grâce à l’usage du vocoder, rappelant l’omniprésence mécanique au sein de l’Arche. Quelques touches de chant lyrique renforcent encore l’atmosphère hypnotique du jeu. La musique joue également un rôle fonctionnel, signalant par exemple l’entrée dans des séquences de plateforme plus exigeantes. Au terme de l’aventure, difficile de ne pas ressortir marqué par cette proposition artistique aboutie, tant visuelle que sonore. Le thème principal et ses variations restent en tête, et plusieurs moments doivent leur force à cette direction artistique minutieuse. À cela s’ajoute une performance technique irréprochable : aucun bug notable, une fluidité constante et une version 1.01 parfaitement stable, le tout pour un jeu d’à peine 3 Go. Une finesse d’exécution rare, qui renforce encore le plaisir de jeu.

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L’Arche comme terrain de jeu : exploration sous adrénaline

Difficile de ne pas manquer de superlatifs avant même d’aborder le cœur du gameplay, tant MIO: Memories in Orbit impressionne déjà par sa forme. Et la bonne nouvelle, c’est que le fond se montre tout aussi enthousiasmant. L’Arche, cadre principal de l’aventure, propose un level design constamment pensé pour encourager l’exploration. Comme dans tout metroidvania, les premières minutes restent volontairement limitées, les déplacements étant restreints par un panel de mouvements encore réduit.

Mais l’obtention des premiers pouvoirs comme le grappin ou bien encore du vol plané, ouvre rapidement de nouvelles perspectives. La liberté de mouvement atteint même un tout autre niveau avec les Flâneuses, surnommées « pouvoir de l’araignée ». Ces filaments jaillissant de la tête de MIO lui permettent de s’agripper à n’importe quelle surface, bouleversant totalement la manière d’aborder les environnements. Débloquée à un stade avancé de l’aventure, cette capacité transforme littéralement la navigation. Son animation fluide et sa prise en main instinctive en font un outil aussi agréable à utiliser qu’à regarder. Elle devient surtout indispensable pour un backtracking précis, permettant de revisiter chaque biome, d’examiner les moindres recoins et d’escalader des parois auparavant inaccessibles.

Une approche d’autant plus pertinente que le jeu regorge de passages dissimulés et de renfoncements secrets. Il n’est pas rare de découvrir un collectible subtilement disséminé important dans un interstice minuscule que l’on avait ignoré à plusieurs reprises, ou de trouver une récompense en grimpant au sommet d’un mur en apparence anodin. Peu à peu, une sorte de « paranoïa positive » s’installe au fil des heures qui s’égrainent, poussant à inspecter chaque zone de l’Arche avec minutie. Cette exploration met en lumière un gameplay volontairement léger et aérien, en parfaite adéquation avec l’ambiance générale. Une douceur qui n’exclut pas la difficulté : plusieurs séquences de plateforme, finement calibrées, sollicitent la précision et la maîtrise des mouvements. Pourtant, la frustration ne s’invite jamais, tant la conception de ces passages se révèle juste et maîtrisée.

Toutefois, les déplacements de MIO reposent sur une jauge d’énergie qui peut surprendre au début. Impossible d’enchaîner indéfiniment les actions : les Flâneuses et le vol plané consomment progressivement cette ressource, tandis que le grappin la vide instantanément. Pour la recharger, rien de plus simple : il suffit de retrouver le sol. Les premières heures demandent donc un temps d’adaptation, les tentatives trop ambitieuses se soldant parfois par des chutes ou des dégâts inutiles. Heureusement, des éléments du décor et certains ennemis permettent ensuite de récupérer de l’énergie en pleine action. C’est également grâce à ce système que l’on peut restaurer un double saut en plein vol. Quand on parle d’un gameplay aérien, ce n’est clairement pas une exagération.

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Des duels nerveux qui mettent les réflexes à l’épreuve

L’exploration n’est pas la seule à bénéficier de la maniabilité aérienne de MIO: Memories in Orbit. Le titre met également en scène un bestiaire varié, allant des robots les plus inoffensifs aux créatures hybrides rongées par la corruption, sans oublier les unités mobiles capables de harceler le joueur à distance. Mais c’est surtout du côté des boss que le jeu marque sa différence.

Dès le premier affrontement majeur, il devient évident que l’acharnement sur la touche d’attaque ne suffira pas. Chaque combat impose l’apprentissage des patterns et une certaine acceptation de l’échec, tant les morts successives font partie intégrante de la progression. Les boss se distinguent par des attaques uniques et un rythme propre, témoignant d’un travail d’équilibrage particulièrement maîtrisé. Les hitbox se montrent justes, et la victoire procure une satisfaction réelle. La bande-son renforce encore ces moments, gagnant en intensité à mesure que la barre de vie de l’ennemi diminue, ajoutant une tension bienvenue. Seul bémol : certains trajets entre le point de résurrection et l’arène peuvent s’avérer un peu longs, surtout lors des tentatives répétées.

Pour les joueurs rebutés par la difficulté, Douze Dixièmes propose toutefois plusieurs options d’accessibilité. Pas de mode Facile à proprement parler, mais des ajustements destinés à alléger l’expérience. Une option permet ainsi d’affaiblir légèrement un boss à chaque nouvelle tentative, rendant l’affrontement progressivement plus abordable. Une autre limite l’agressivité des ennemis standards (à condition de ne pas les attaquer) tandis qu’une dernière autorise la régénération de vie en restant immobile quelques secondes. Des aides modestes, certes, mais qui traduisent une volonté claire du studio de préserver l’exigence de son aventure tout en évitant de laisser les joueurs sur le carreau.

À l’inverse, les amateurs d’action plus nerveuse pourraient regretter la simplicité du système de combat. MIO ne dispose que d’un combo de trois attaques, et l’essentiel de la profondeur provient des capacités de déplacement. Le grappin permet d’atteindre les ennemis aériens, tandis que les Flâneuses offrent des possibilités d’esquive en exploitant les parois. Une approche volontairement épurée, qui mise davantage sur la mobilité que sur la complexité des coups.

Cette sobriété s’avère finalement cohérente avec la philosophie du jeu. En limitant les combinaisons et en attribuant une fonction unique à chaque bouton, MIO: Memories in Orbit privilégie la fluidité et la lisibilité de l’action. Une ergonomie simple, mais efficace, qui évite les manipulations hasardeuses et renforce la sensation de contrôle permanent.

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Des mods à gogo pour façonner SON style de jeu

Mettre en avant la simplicité du gameplay ne signifie pas pour autant renoncer à toute profondeur. À l’image de nombreux metroidvania modernes, MIO: Memories in Orbit intègre un ensemble de modificateurs offrant divers avantages passifs. Certains reprennent des idées bien établies, par exemple, infliger davantage de dégâts lorsque la jauge de vie est pleine, ou au contraire gagner en puissance à mesure que la santé diminue et bien plus encore mais tandis que d’autres optimisent la récupération d’énergie ou renforcent l’efficacité des pouvoirs tels que le grappin ou le vol plané.

L’ensemble se gère via une interface claire et élégante, fidèle à l’esthétique générale du titre. Chaque modificateur occupe toutefois un espace limité sur le circuit interne de MIO, obligeant le joueur à composer un build cohérent. Heureusement, ces configurations peuvent être ajustées facilement depuis les points de sauvegarde. À cela s’ajoutent des malus, qui libèrent de l’espace en échange d’un affaiblissement des performances. Ralentir la régénération d’énergie ou doubler les dégâts reçus permet ainsi d’équiper un ou deux bonus supplémentaires, instaurant une mécanique de « risque-récompense » particulièrement pertinente face aux boss les plus exigeants. Une partie de ces bonus et malus se trouve disséminée dans les environnements, parfois dans des recoins très bien dissimulés.

L’exploration est également encouragée par la présence de robots amicaux proposant des modificateurs en échange de services. Mel, un robot bricoleur, joue un rôle central : grâce à la nacre obtenue en éliminant des ennemis ou en détruisant des amas de déchets, il est possible d’acheter des mods, d’augmenter la capacité d’accueil du circuit ou encore d’acquérir des fragments de vie supplémentaires. Certaines améliorations nécessitent aussi des vieux processeurs, pièces rares enfouies dans des carcasses souvent bien cachées. Là encore, l’exploration minutieuse est récompensée.

Cette logique s’applique également aux améliorations permanentes de dégâts. Si l’une d’elles est accessible assez tôt, les autres peuvent passer totalement inaperçues si l’on ne s’aventure pas dans les zones optionnelles. Une approche qui illustre parfaitement la philosophie de game design de Douze Dixièmes : valoriser la curiosité et la persévérance. Ces choix s’inscrivent dans une tendance plus large du jeu vidéo contemporain. Alors que certains titres grand public multiplient les indications et les aides contextuelles, d’autres productions cherchent à renouer avec une expérience plus organique, moins dirigiste. MIO: Memories in Orbit s’inscrit clairement dans cette seconde voie, en laissant au joueur la liberté (et la responsabilité) de découvrir ses secrets à son propre rythme.

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Une progression libre qui récompense les audacieux

Dans un premier temps, MIO: Memories in Orbit peut donner l’impression d’avoir adouci son exigence, notamment à travers la gestion du nacre et des fontaines de soin. Présenté sous forme de gouttes, le nacre sert autant à débloquer des améliorations qu’à restaurer sa santé. Les fontaines, disséminées dans l’Arche, permettent de se soigner à volonté tant que l’on dispose de suffisamment de nacre. La mort, en revanche, entraîne la perte totale de cette ressource, sans possibilité de la récupérer.

Le jeu introduit toutefois une mécanique subtile : il est possible de cristalliser le nacre auprès de robots pour le conserver de manière permanente. En contrepartie, ces cristaux ne peuvent pas être utilisés pour se soigner. Un compromis intéressant… du moins jusqu’à ce que l’on découvre un modificateur peu coûteux rendant l’accès aux fontaines entièrement gratuit. Combiné à un bonus augmentant la quantité de nacre obtenue sur les ennemis, la gestion de cette ressource perd alors une grande partie de sa tension, libérant rapidement de l’espace pour d’autres améliorations.

Cette générosité reste néanmoins ponctuelle et se voit contrebalancée par une mécanique inattendue : la perte progressive de santé. À certains moments clés, le jeu retire un point de vie à MIO, rappelant que la protagoniste subit elle aussi les conséquences du chaos qui frappe l’Arche. Il devient alors essentiel de compenser via les modificateurs ou les fragments de cœur pour maintenir une jauge de vie confortable. Une approche qui témoigne d’une confiance assumée envers les joueuses et joueurs.

Cette philosophie se retrouve également dans la navigation. Le chemin à suivre n’est jamais indiqué, la carte ne se dessine qu’au fil de l’exploration et ne se met réellement à jour qu’au contact d’un point de sauvegarde. Lors de la découverte d’une nouvelle zone, on avance donc sans repère précis. Si l’absence de marqueur d’objectif peut dérouter ponctuellement, elle ne nous a jamais véritablement bloqués, et ce choix de design s’avère finalement très appréciable.

D’autres joueurs pourraient toutefois éprouver davantage de difficultés, tant certains embranchements reposent sur un simple choix de direction. Il nous est arrivé de passer à côté de petits passages secrets… mais aussi de zones entières, certes optionnelles, mais parfois cruciales. L’un de ces biomes, par exemple, nécessite un objet spécifique et une manipulation particulière pour être accessible. Une zone indispensable pour obtenir le pouvoir ultime de MIO et accéder à la véritable fin. Une récompense particulièrement gratifiante pour les explorateurs assidus, sans pour autant pénaliser ceux qui se contenteront de terminer l’aventure de manière plus directe. Cela dit, cette approche peut aussi générer une certaine frustration.

La carte tente d’apporter un soutien minimal en signalant, via des pointillés clignotants, les zones insuffisamment explorées. Mais cette aide reste imparfaite : elle ne concerne que la géographie, pas les objets oubliés. Les informations affichées se limitent aux fontaines de soin, aux points de sauvegarde et aux robots capables de cristalliser le nacre. Les biomes sont différenciés par des couleurs, sans indication de nom, et les lieux importants sont représentés par des pictogrammes. Seize marqueurs personnalisables sont disponibles, répartis en quatre types d’icônes. Une quantité un peu juste, mais suffisante pour qui prend le temps de s’organiser.

Au final, Douze Dixièmes s’inscrit clairement dans la lignée des studios qui valorisent l’investissement personnel et la curiosité. Une démarche exigeante, mais cohérente, qui récompense pleinement celles et ceux prêts à s’immerger dans l’intégralité de l’expérience.

Illustration visuelle pour MIO : Memories in Orbit

En conclusion :

MIO: Memories in Orbit confirme Douze Dixièmes comme un studio à suivre : sous une direction artistique somptueuse se cache un metroidvania abouti, où une prise en main volontairement simple s’enrichit d’un système de modificateurs pertinent, la narration se déploie avec maîtrise et la bande‑son enveloppe l’ensemble. Si quelques choix (notamment en matière d’orientation) pourront diviser, ils n’entachent pas une proposition globalement cohérente et soignée. À l’aube de 2026, le titre s’impose déjà comme l’une des valeurs sûres de l’année.



On remercie infiniment et chaleureusement Focus Entertainment et Douze Dixième pour la clé du jeu fourni en avance sur Xbox Series X qui nous a permis de vous fournir ce test.

Pour d’autres information complémentaires, vous pouvez retrouver MIO : Memories in Orbit à l’adresse ci-joint : MIO: Memories in Orbit – Focus Entertainment

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