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Cody
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[Test] Life Is Strange: Reunion : une suite solide qui joue la sécurité
Temps de lecture estimé :8 Minutes, 29 Secondes
Les +
- Accessibilité très poussée, avec de nombreux réglages pour tous les profils
- OST excellente, variée et immersive
- Histoire cohérente du début à la fin
- Choix avec de réelles conséquences
- Personnages bien écrits et attachants
- VF globalement réussie
- Rapport qualité prix cohérent
- Direction artistique toujours aussi forte
Les –
- Peu d’évolution graphique par rapport à Double Exposure
- Quelques soucis de finition visuelle (clipping, plans larges)
- Synchronisation labiale perfectible en VF
- Gameplay très classique, peu de prise de risque
Life Is Strange: Reunion: est une suite dans la continuité de la licence. Accessible, bien écrite et portée par une excellente bande-son, l’aventure s’enchaîne de manière fluide malgré un manque d’évolution technique. Un épisode qui ne révolutionne rien, mais qui fait exactement ce qu’on attend de lui. – Cody
Une licence appréciée des fans.
Life Is Strange: Reunion est sorti le 26 mars 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series, et marque le retour de Max Caulfield dans une nouvelle aventure narrative.
La licence Life Is Strange débute en 2015 avec un premier épisode développé par Dontnod Entertainment. Très vite, la série s’impose comme une référence du jeu narratif, notamment grâce à son écriture, ses personnages et ses choix à conséquences.
Avec le temps, la licence a évolué entre différents épisodes et changements de développeur, notamment avec Deck Nine, qui reprend l’histoire de Max dans Life Is Strange: Double Exposure, dont Reunion est la suite directe.
Globalement, la série est très appréciée des joueurs pour son ambiance, sa bande-son et sa capacité à raconter des histoires marquantes, même si certains épisodes ont pu diviser sur leur rythme ou leurs choix narratifs.
De mon côté, je ne suis pas un grand habitué de la licence, ni même du genre. J’ai toujours suivi Life Is Strange de loin, notamment parce que ma compagne est une grande fan de la série.
Du coup, j’étais curieux de voir si cet épisode pouvait aussi me parler, moi qui ne suis pas forcément le public de base, et voir si la formule pouvait fonctionner sur quelqu’un qui découvre vraiment l’expérience avec un regard neuf.
Donc forcément, j’avais envie de voir si ça allait me parler, et surtout si ça valait vraiment le coup de s’y plonger.

Un jeu pour tout le monde.
C’est probablement l’un des points les plus impressionnants du jeu dès les premières minutes. Life Is Strange: Reunion propose une large palette d’options d’accessibilité, avec des préréglages adaptés à différents profils, que ce soit pour les déficiences visuelles, auditives ou motrices, mais aussi plusieurs ajustements pour le confort de jeu.
Dans cette logique, Life Is Strange: Reunion est clairement un jeu dans l’air du temps. Que ce soit dans son approche de l’accessibilité ou dans les thématiques qu’il aborde tout au long de l’aventure, le titre s’inscrit dans une volonté de parler à un public large et actuel.
Mais au-delà de ces aspects, le jeu fait aussi un vrai effort pour remettre le joueur dans le contexte. Dès le lancement, un résumé des événements passés est proposé, incluant à la fois le premier Life Is Strange et Life Is Strange: Double Exposure, ce qui est logique puisque Reunion s’inscrit directement dans la continuité.
Autre élément intéressant, le jeu permet dès le début de définir certains choix importants issus des précédents épisodes. Il est même possible de les laisser être randomisés, ce qui permet de personnaliser son aventure dès les premières minutes, que l’on soit un joueur de longue date ou un nouveau venu.
En revanche, après une seule partie, il reste difficile de mesurer précisément l’impact réel de ces décisions sur l’ensemble de l’aventure. Les choix semblent avoir des conséquences, mais il faudra probablement plusieurs runs pour en voir toutes les variations.

Max de retour à Caledon University.
Impossible de ne pas commencer par l’histoire, tant c’est l’un des éléments centraux de la série Life Is Strange. C’est même ce qui fait toute sa force depuis le premier épisode.
On retrouve Max Caulfield, désormais enseignante en photographie à Caledon University, qui tente de mener une vie plus posée après les événements de Life Is Strange: Double Exposure. Marquée par son passé, elle essaie d’avancer, mais son pouvoir et les conséquences de ses choix ne sont jamais très loin. Très vite, une série d’événements inquiétants vient perturber cet équilibre. Appelée en urgence à l’université par Moses, un collègue et personnage déjà présent dans Life Is Strange: Double Exposure, Max se retrouve confrontée à des phénomènes de plus en plus étranges, notamment des incendies qui semblent liés entre eux.
Autre élément important, et difficile de ne pas en parler puisque c’est mis en avant dans la communication du jeu, c’est le retour de Chloé, personnage emblématique que l’on avait découvert dans le premier Life Is Strange. Je ne vais pas expliquer ici comment ni pourquoi elle revient, mais je peux dire que, de mon point de vue, c’est quelque chose qui tient debout et qui est plutôt bien amené dans le scénario.
Pour tenter de comprendre ce qui se trame, Max va à nouveau utiliser son pouvoir, en se servant de photos pour remonter dans le temps. Mais comme souvent dans Life Is Strange, chaque intervention a des conséquences, et jouer avec le passé n’est jamais sans risque.
L’histoire prend alors la forme d’une enquête, où Max va chercher des indices, recouper les événements et tenter d’anticiper ce qui pourrait arriver. À noter également que certaines séquences permettent d’incarner Chloé, ce qui renforce encore le lien avec les premiers jeux.
L’écriture reste dans la lignée de la série, avec des thèmes très présents comme l’amitié, l’amour, les choix de vie et le passage à l’âge adulte. Ce sont des sujets dans l’air du temps, et le jeu n’hésite pas à aborder des thématiques plus sensibles comme le suicide ou encore les relations amoureuses homosexuelles. L’ensemble est traité de manière cohérente et s’intègre naturellement dans l’histoire.
De mon côté, j’ai trouvé que le rythme était bien maîtrisé. L’histoire avance de manière fluide, les séquences s’enchaînent bien et je n’ai pas ressenti de véritable temps mort durant mon expérience. Je me suis assez facilement laissé embarquer par l’enquête et par les personnages, avec plusieurs moments qui fonctionnent vraiment bien sur le plan émotionnel.
Les choix ont un réel impact sur le déroulé de l’histoire, et même avec une seule partie, on sent que certaines décisions peuvent avoir des conséquences importantes, allant jusqu’à influencer le destin de certains personnages.
Côté durée de vie, comptez entre 10 et 12 heures pour une première partie. En ligne droite, il est possible de terminer le jeu en un peu moins de 10 heures, mais en prenant le temps d’explorer et de s’impliquer dans les choix, l’expérience gagne clairement en intérêt.

Un gameplay au service de l’histoire.
On reste ici sur une formule très proche de ce que propose la série depuis ses débuts. Le gameplay repose principalement sur l’exploration, les interactions avec l’environnement et les choix de dialogues, dans une structure qui se rapproche d’un point and click narratif.
Ce n’est clairement pas l’élément le plus important du jeu, et les développeurs n’ont pas cherché à révolutionner la formule. On est sur quelque chose de très accessible, simple à prendre en main, qui permet de se concentrer avant tout sur l’histoire et les personnages.
Cela dit, le jeu propose tout de même quelques variations intéressantes, notamment lors de certaines phases de dialogue. À certains moments, on se retrouve dans des sortes de “duels”, où nos réponses vont rapporter des points. L’objectif est alors de prendre le dessus dans la conversation en obtenant plus de points que son interlocuteur.
Un système qui n’est pas totalement nouveau dans la licence, puisqu’il rappelle ce que proposait déjà Life Is Strange: Before the Storm avec le “Backtalk”. Il est ici repris et légèrement modernisé, avec une approche plus lisible et plus dynamique.
Ce système reste assez simple, mais il apporte un peu de dynamisme aux échanges et donne un léger sentiment d’enjeu dans certaines discussions importantes.
Dans l’ensemble, le gameplay fait le travail sans surprendre, avec ses qualités en termes d’accessibilité, mais aussi ses limites en matière de renouvellement.

Une identité visuelle fidèle, mais perfectible.
La direction artistique reste l’un des gros points forts du jeu. On retrouve ce style visuel si particulier, à mi-chemin entre réalisme et cell shading, immédiatement reconnaissable et qui participe énormément à l’identité de la licence.
C’est cohérent, maîtrisé et ça fonctionne toujours aussi bien, notamment dans les ambiances, les jeux de lumière et la manière dont certaines scènes sont mises en valeur.
Dans la continuité de Life Is Strange: Double Exposure, le jeu ne cherche pas à bouleverser sa formule visuelle. On est clairement sur quelque chose de familier, qui parlera aux fans, mais sans réelle évolution notable.
Les gros plans sur les visages sont particulièrement réussis et permettent de bien retranscrire les émotions des personnages, ce qui est essentiel pour ce type de jeu très narratif.
En revanche, tout n’est pas parfait sur le plan technique. On peut noter quelques défauts, notamment des textures de cheveux parfois floues, du clipping sur certains plans plus larges, ou encore un léger manque de finition globale sur certains environnements.
Au final, le jeu s’appuie sur une direction artistique forte qui compense en grande partie ses limites techniques. Ce n’est pas une claque visuelle, mais c’est largement suffisant pour porter l’expérience.

Une ambiance sonore toujours aussi marquante.
La bande-son est une nouvelle fois une vraie réussite. On retrouve une OST composée de plusieurs artistes comme Tessa Rose Jackson, Elora, Luciano Rossin, Eva Liu, Nicholas Michaell Hill ou Glenn Herweijer.
Le mélange entre pop, rock et acoustique fonctionne parfaitement et accompagne très bien les moments forts du jeu. Que ce soit dans les scènes calmes, émotionnelles ou plus intenses, la musique joue un rôle essentiel dans l’immersion et renforce l’impact de certaines séquences.
Le sound design dans son ensemble est également solide, avec des ambiances sonores cohérentes qui participent à l’atmosphère générale du jeu.
Du côté de la version française, le travail est globalement convaincant. Les voix sont justes et les doublages s’intègrent bien à l’ensemble, ce qui permet de profiter pleinement de l’histoire sans forcément passer par la version originale.
On peut tout de même noter que la synchronisation labiale n’est pas toujours parfaite, et laisse parfois apparaître que l’adaptation est basée sur la version anglaise. Rien de vraiment gênant, mais cela peut légèrement sortir de l’immersion sur certaines scènes.

Un épisode fidèle, pour qui ?
Life Is Strange: Reunion est une suite solide qui respecte pleinement l’ADN de la licence. Le jeu ne cherche pas à révolutionner la formule, mais il la maîtrise suffisamment bien pour proposer une aventure cohérente, agréable et immersive du début à la fin.
De mon côté, en n’étant pas un grand habitué de la série ni du genre, j’ai été plutôt convaincu par l’expérience. L’histoire fonctionne, les personnages sont crédibles, et le rythme m’a accroché tout au long de l’aventure.
C’est clairement un jeu qui s’adresse en priorité aux fans de la licence, qui retrouveront ici tout ce qu’ils aiment : une narration forte, des choix importants et une ambiance toujours aussi marquée. Mais c’est aussi une bonne porte d’entrée pour les nouveaux joueurs, notamment grâce aux efforts faits sur l’accessibilité et la mise en contexte.
En revanche, ceux qui cherchent un gameplay plus profond ou une véritable évolution technique risquent de rester un peu sur leur faim. Le jeu reste très classique dans sa proposition et ne prend que peu de risques.
Au final, Life Is Strange: Reunion est une expérience maîtrisée, sincère et dans la continuité de ce que propose la série depuis ses débuts. Un épisode qui ne surprend pas forcément, mais qui fait les choses proprement, et qui devrait largement trouver son public.
Ce n’est pas un épisode qui marque un tournant pour la licence, mais c’est un épisode qui confirme que la formule fonctionne toujours.
On peut aussi se poser la question de l’avenir de la série. Après ce Reunion, l’histoire de Max et Chloé semble avoir fait le tour de ce qu’elle pouvait raconter, et il pourrait être intéressant de voir la licence évoluer vers autre chose. Un personnage comme Safi, déjà central dans Double Exposure et Reunion, pourrait offrir une nouvelle direction intéressante, tout en restant lié aux événements récents. Une manière de renouveler la licence sans perdre ce qui fait son identité.
Car pour continuer d’exister, la licence devra forcément évoluer… si elle a encore besoin de continuer d’exister.
On en parle également en vidéo dans le podcast Tu peux pas test sur Game Cover, si vous voulez avoir un échange plus complet autour du jeu.
Test réalisé à partir d’une clé fournie par l’éditeur. Et même en remontant le temps, mon avis serait resté le même.



