[Test] Hytale (Early Access) Le miraculé qui a survécu à la mort
- La liberté retrouvée : Le potentiel de modding est infini dès le jour 1.
- L'ambiance : Orbis est sublime, même sans scénario.
- Les animations : Donnent une vraie personnalité aux avatars
- La transparence : Les dévs (Simon & co) sont omniprésents et écoutent.
- Le prix : plus qu'abordable pour un accès anticipé
- Contenu amputé : Pas d'Aventure (histoire) ni de Mini-jeux au lancement.
- Technique instable : bugs, crashs et physique parfois au fraises.
Hytale: Hytale n'est pas le jeu parfait qu'on nous a vendu pendant 7 ans. C'est quelque chose de plus intéressant : une fondation. En reprenant leur liberté, Hypixel Studios nous livre un outil puissant et un monde magnifique, mais vide de contenu narratif pour l'instant. Si vous cherchez un RPG fini, passez votre chemin et revenez dans deux ans. Mais si vous avez l'âme d'un bâtisseur et que vous voulez soutenir un projet revenu d'entre les morts, foncez. Hytale garde beaucoup de vie, même avec des bugs et un certain désordre. Ce côté imprévisible plaît vraiment et c’est ce qui fait tout le charme de Hytale. – InovaDiax
Le jeu Hytale a été annoncé en 2018, Riot l’a ensuite racheté. Cependant, en juin 2025, il est brusquement annulé et rejoint donc la liste des projets jamais terminés. C’était sans compter sur le coup de poker de ses créateurs originaux, qui ont racheté leur bébé in extremis en fin d’année dernière. Sorti en Accès Anticipé le 13 janvier dans une version vraiment simpliste, Hytale est-il le messie cubique ou un chantier à ciel ouvert ? Verdict après une semaine de craft intensif.
Dès le début, il faut dire que le Hytale que nous avons aujourd’hui n’est pas le jeu bien fini que Riot voulait faire. C’est un vrai retour aux sources. Reparti sur l’ancien moteur (celui du trailer de 2018) pour garantir une sortie rapide, le jeu porte les stigmates de son développement chaotique. Quand on découvre Orbis qui est le monde dans lequel on joue notre aventure, on sent tout de suite l’âme du projet.
Un bac à sable pur, en attendant l’Aventure
Il faut le dire, le jeu n’a pas le Mode Aventure scénarisé annoncé pour plus tard. Le lancement ne propose pas non plus les mini-jeux officiels. Cela manque vraiment. Pour le moment, Hytale propose le Mode Exploration et le Mode Créatif.
Est-ce grave ? Pas tant que ça, car l’immersion est sauvée par une direction artistique soignée. Le monde d’Orbis montre bien la génération procédurale : les biomes sont plus organiques que tout ce que la concurrence propose, loin de la rigidité parfois austère de Minecraft. Quand on entre dans la grotte éclairée par des champignons lumineux, on en prend plein les yeux. La musique change en fonction de l’exploration et accompagne chaque moment. Chaque nouvelle chose découverte devient presque un petit poème.
Pour la jouabilité, le titre propose quelque chose de différent. Dans Minecraft, le personnage bouge de façon assez raide. Dans Hytale, le personnage peut franchir les petits murs et attraper les rebords. L’exploration verticale devient donc plus facile et naturelle. Mais il y a des limites. Pour le moment, l’optimisation pose vraiment problème. Quand on choisit d’afficher le décor plus loin, le jeu ralentit. Le moteur du jeu fatigue avec la distance d’affichage. Les paysages restent beaux. Les animaux vivent libres. Pourtant, le monde donne parfois l’impression d’être une coquille vide. Le joueur invente sa propre aventure parce qu’il n’y a pas de quêtes ou d’objectifs définis. Ce style de jeu fait penser à l’époque de l’alpha de minecraft. À ce moment-là, le plaisir venait aussi des vraies difficultés rencontrées.


Le gameplay : Retour aux sources
Le fait de reprendre l’ancien moteur apporte des points positifs et des points négatifs. Le combat bouge bien, mais il manque parfois de précision, les hitbox posant souvent problème. La grande diversité des armes et la magie donnent déjà plus de profondeur par rapport à ce que l’on trouve habituellement dans ce type de jeu.
On remarque tout de suite la fluidité des animations, par exemple, le fait de voir son personnage franchir un muret ou ramper dans un tunnel modifie complètement la manière d’aborder l’environnement. On sent que le jeu a été pensé pour les mouvement avancés et plus travaillé, et ça rend l’exploration des donjons qui sont bien présents et redoutables particulièrement amusante et mouvementé, même si l’intelligence des ennemis a parfois des ratés hilarants.


La controverse de l’IA : un outil de survie ou une trahison ?
Je souhaite aussi aborder l’intelligence artificielle générative. L’intelligence artificielle générative existe dans de nombreux domaines actuellement. Faute de moyens humains depuis le départ de Riot, le studio a fait le choix controversé d’utiliser une IA pour générer les dialogues des PNJ et certaines textures à la volée. La promesse de quêtes sans fin met en avant le savoir-faire, mais le résultat manque un peu d’âme. Les PNJ nous servent parfois des phrases incohérentes ou robotiques, brisant l’immersion. Ce choix a provoqué une véritable levée de boucliers sur les réseaux sociaux, une partie de la communauté accusant les créateurs de trahir l’esprit fait main promis en 2018. Ce pari risque de ne pas faire l’unanimité. Certains voient un génie mal compris. D’autres pensent qu’il s’agit d’une solution trop simple qui ne convient pas.



