Fur Squadron

[Test] FUR Squadron Phoenix – Le Star Fox moderne que l’on attendait ?

Temps de lecture estimé :6 Minutes, 21 Secondes
Les +
  • Un hommage extrêmement fidèle à Star Fox
  • Gameplay rail shooter maîtrisé et très plaisant
  • Direction artistique néon réussie
  • Excellente optimisation sur PC
  • Système d’amélioration du vaisseau intéressant
Les –
  • Durée de vie courte, moins de 4 heures pour l’histoire
  • Bande-son correcte mais qui manque parfois de profondeur
  • Jeu très niche, ne convertira pas les non-amateurs du genre
  • Prix un peu élevé face au contenu proposé (20€)

FUR Squadron Phoenix: est une lettre d’amour assumée à Star Fox. Court, nerveux, maîtrisé et sincère, il vise un public bien précis. Si vous avez grandi avec les rail shooters des années 90, vous allez clairement y trouver votre compte. Si ce style ne vous parle pas, ce ne sera pas ce jeu qui vous fera changer d’avis. Cody

7
von 10
2026-02-22T11:04:37+0100

Un héritage assumé.

FUR Squadron Phoenix est sorti le 18 février 2026 sur PC via Steam, puis le 25 février 2026 sur Nintendo Switch. Le jeu est développé et édité par Raptor Claw Games, un petit studio indépendant basé au Royaume-Uni. Ce test a été réalisé sur PC.

Le premier épisode, FUR Squadron, était déjà un hommage assumé à Star Fox. Sorti en 2023, il posait les bases d’un rail shooter nerveux peuplé d’animaux anthropomorphes, avec une ambiance arcade des années 90. Malgré une idée forte, ce premier volet restait un peu timide sur le plan technique et dans son ambition globale.

Trois ans plus tard, Phoenix arrive comme une version plus aboutie de cette vision initiale. Plus propre, plus stable, plus fluide, et surtout plus cohérente dans son exécution. Raptor Claw Games a pris le temps de polir sa formule, et on sent une vraie volonté de proposer ce que beaucoup imaginent comme un Star Fox version 2026, sans en avoir la licence officielle.

Dès les premières minutes, l’intention est limpide. Ce n’est pas une inspiration lointaine ou un clin d’œil discret. C’est une lettre d’amour assumée, presque revendiquée, à l’œuvre de Nintendo.

Dans cet épisode, on incarne Robin, un jeune pilote oiseau dont l’escouade est détruite dès l’ouverture du jeu. Animé par un désir de vengeance, il rejoint la FUR Squadron Phoenix, une unité composée d’animaux anthropomorphes, dont un loup, une loutre et un axolotl.

L’univers respire le space opera des années 90. Les dialogues utilisent un langage inventé qui évoque immédiatement Star Fox, et l’ensemble joue volontairement sur la nostalgie. Derrière cette surface colorée et souvent mignonne, le thème central reste la perte, la revanche et la reconstruction.

Sans entrer dans les détails, la conclusion laisse entendre que l’histoire n’est pas totalement terminée. Un teasing clair ouvre la porte à un prochain épisode que l’on espère voir arriver plus vite, avec une durée de vie plus conséquente tout en conservant ce soin pour l’hommage.

Des sensations fidèles à Star Fox.

Le gameplay est clairement la grande réussite de FUR Squadron Phoenix.

On est face à un rail shooter pur et assumé. Le vaisseau avance automatiquement, la trajectoire est guidée, et tout repose sur votre capacité à esquiver, viser et tirer efficacement. Les ennemis arrivent frontalement, surgissent sur les côtés ou envahissent l’écran dans des séquences plus intenses.

La formule est simple sur le papier, mais elle fonctionne parfaitement dans l’exécution.

On retrouve toutes les mécaniques emblématiques du genre. Roulades défensives pour éviter les tirs, tir chargé pour infliger plus de dégâts, missiles multi-cibles, laser amélioré et même une attaque ultime capable de nettoyer l’écran dans les moments critiques. L’inspiration Star Fox est évidente, et surtout pleinement assumée.

La prise en main est excellente à la manette, que je recommande sans hésitation. Le jeu est jouable au clavier souris, mais l’expérience est clairement pensée pour une manette, plus naturelle dans les mouvements et plus confortable dans les phases de tension.

Petit conseil pratique : pensez à désactiver l’inversion des axes si vous n’êtes pas habitué à ce paramètre. En configuration classique, la précision est meilleure et la sensation de contrôle beaucoup plus intuitive.

Ce qui fonctionne particulièrement bien, c’est l’équilibre. Le jeu n’est jamais injuste. Il reste accessible dans l’ensemble, tout en proposant un pic de difficulté sur la dernière mission. On sent que la maîtrise des mécaniques est récompensée, sans tomber dans l’excès.

FUR Squadron Phoenix ne cherche pas à révolutionner le rail shooter. Il cherche à le respecter. Et il le fait avec sérieux et efficacité.

Une identité visuelle et sonore assumée.

FUR Squadron Phoenix ne se contente pas de reproduire un gameplay inspiré de Star Fox. Il en reprend aussi l’ADN esthétique et sonore.

Sous Unity, le jeu propose des environnements néon modernes, propres et fluides. Les planètes traversées sont colorées, lumineuses, parfois presque flashy, mais toujours lisibles à l’écran. On retrouve cette impression de profondeur et de mise en scène qui rappelle immédiatement les dogfights spatiaux des années 90, tout en bénéficiant d’une réalisation actuelle.

Ce n’est pas une copie figée dans le passé. C’est plutôt une interprétation moderne de ce que pourrait être un Star Fox en 2026. L’hommage est évident, mais le rendu reste contemporain, notamment grâce à des effets de lumière soignés et une direction artistique cohérente du début à la fin.

Sur PC, l’optimisation est irréprochable. Même sur une configuration modeste, le jeu tourne parfaitement. Aucun ralentissement, aucune chute de framerate notable. L’ensemble est fluide, stable et techniquement maîtrisé. C’est un point important pour un rail shooter, où la précision et la lisibilité sont essentielles.

Du côté sonore, le travail est tout aussi cohérent. Les bruitages rappellent clairement les jeux d’arcade des années 90. Tirs laser, explosions, alertes, tout sonne rétro sans paraître dépassé. L’identité sonore participe pleinement à l’immersion et renforce cette sensation de retour dans le passé.

Les musiques, elles, sont efficaces et en accord avec l’univers. Elles accompagnent bien l’action et soutiennent le rythme des affrontements. En revanche, elles manquent parfois d’un peu plus de profondeur et d’intensité pour vraiment marquer les esprits. Elles font le travail, mais sans devenir mémorables.

Dans l’ensemble, la direction artistique et sonore fonctionne très bien. Elle ne révolutionne rien, mais elle exécute parfaitement son intention : proposer une expérience moderne qui respire les années 90.

4 heures… et après ?

FUR Squadron Phoenix se termine en moins de 4 heures si vous vous concentrez uniquement sur l’histoire principale et que vous la traversez une seule fois.

C’est court, indéniablement. Mais c’est aussi cohérent avec l’héritage que le jeu revendique. Les Star Fox des années 90 n’étaient pas des expériences longues. Ils misaient davantage sur la rejouabilité, la maîtrise et la recherche du meilleur score que sur une campagne étendue.

La dernière mission propose un pic de difficulté intéressant. Elle n’est pas injuste, mais elle demande une vraie maîtrise des mécaniques. C’est souvent à ce moment-là que le système de progression prend tout son sens.

Le jeu intègre en effet un système d’amélioration du vaisseau. En terminant des missions, vous gagnez des points qui permettent d’augmenter vos statistiques et certaines capacités. Puissance de feu, résistance, efficacité globale, chaque amélioration rend votre vaisseau plus performant.

Si vous bloquez sur un niveau, notamment le dernier, retourner sur des missions précédentes pour accumuler des points et optimiser votre vaisseau peut réellement faire la différence. Ce n’est pas un roguelite à proprement parler, mais il y a une logique de progression par amélioration qui apporte une dimension stratégique supplémentaire.

Concernant la rejouabilité, il n’y a pas de mode arcade distinct. Mais en réalité, il n’est pas nécessaire. Chaque niveau peut être rejoué librement, avec un système de scoring qui encourage l’optimisation des runs.

Pour les complétistes, des skins sont à débloquer, ce qui ajoute un objectif supplémentaire au-delà de la simple complétion de l’histoire.

Le cœur du jeu repose sur la maîtrise. Chercher le meilleur score, optimiser ses trajectoires, réduire les dégâts subis, utiliser ses capacités au bon moment. C’est là que FUR Squadron Phoenix révèle son vrai potentiel.

Ce n’est donc pas une expérience longue, mais une expérience conçue pour être rejouée. À condition d’adhérer au genre et à sa philosophie.

Un hommage maîtrisé, une niche assumée.

FUR Squadron Phoenix est un jeu de niche. Et il l’assume totalement.

Il ne cherche pas à séduire tout le monde. Il ne tente pas de moderniser le rail shooter pour le rendre plus grand public. Il ne simplifie pas son ADN pour élargir son audience.

Si vous n’aimez pas les rail shooters, ce jeu ne vous fera pas changer d’avis. On est sur un gameplay dirigé, sur des rails, avec une structure très classique. Et c’est précisément ce qui fait sa force.

En revanche, pour les joueurs qui ont adoré Star Fox dans les années 90 et qui sont aujourd’hui en manque de ce style, c’est une évidence. Les sensations sont là. L’hommage est sincère. Le respect de l’œuvre d’origine est palpable à chaque minute.

C’est une lettre d’amour assumée, bien exécutée, techniquement propre, maîtrisée dans son gameplay et cohérente dans sa durée. Le jeu ne révolutionne rien, mais il exécute parfaitement ce qu’il promet.

La fin tease clairement une suite. L’histoire n’est pas totalement refermée. On sent que les développeurs ont encore des choses à raconter. On peut simplement espérer que le prochain épisode n’attendra pas trois ans pour voir le jour, et qu’il proposera une aventure plus longue tout en conservant ce respect profond pour l’héritage qu’il revendique.

En l’état, FUR Squadron Phoenix n’est peut-être pas le Star Fox officiel que certains attendent encore. Mais en 2026, c’est probablement ce qui s’en rapproche le plus. Et pour les passionnés du genre, ce sera déjà largement suffisant.

Si vous préférez un format plus direct et illustré, le test vidéo est disponible sur la chaîne Game Cover.

YouTube player

Test réalisé grâce à un code presse fourni par l’éditeur. L’amour des années 90, lui, est 100 % authentique.

Breton et fière de l'être, ancien commentateur de catch, fait des vidéos sur YouTube depuis 10 ans, passionné de FPS et jeux de sports, à écouter chaque semaine dans le podcast de Game Cover.

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