[Test] Final Fantasy VII Remake Intergrade – C’est pas dommage !
Un joli boulot pour ce premier épisode sur Xbox, on attend la suite maintenant !
- Techniquement bien propre
- Les combats actualisés (nous on aime, tut tut les rageux)
- Directement vendu en version Intergrade
- Les options de qualité de vie
- Une durée de vie honnête
- Quelques faiblesses narratives
- Scénario linaire
- C'est long d'attendre la suite…
Final Fantasy VII Remake Intergrade (Xbox): On pourra toujours discuter des comparatifs, des changements ou décisions effectués pour ce Final Fantasy VII Remake Intergrade, mais au final c'est un titre qui procure un plaisir certain, avec certes des choses qui bousculent la formule d'origine, dans le but d'atteindre un nouveau public tout en essayant de faire plaisir aux nostalgiques ou autres gaulois réfractaires au changement. Une prise de position, c'est toujours mieux que d'avoir le cul entre deux chaises, et au moins à ce niveau-là on n'a rien à redire. Reste désormais à attendre les autres épisodes, le Rebirth sur Xbox et Switch 2, et la conclusion qu'on espère dans une sortie commune aux consoles et PC à ce moment-là. – HerrKamper
Après des années d’attente, voilà enfin le grand jour pour les possesseurs de consoles Xbox : Final Fantasy VII Remake est disponible ! Et sur Switch 2 également, mais ici nous testons le jeu sur la console de Microsoft, afin de faire un petit point sur ce titre, mais aussi sur d’autres petites choses autour de ce septième opus d’une saga qui divise autant qu’elle ne rassemble.
Gare au coup de vieux !
Cet épisode de Final Fantasy vous transporte dans la ville industrielle de Midgar, on y découvre Cloud Strife, ancien membre d’élite du SOLDAT qui joue les mercenaires pour le groupe d’éco-terroristes d’Avalanche. A la tête de cette organisation on retrouve Barret, accompagné de Tifa qui connait Cloud depuis l’enfance et également Jessie, Wedge et Biggs qui ont chacun leur spécialité dans l’équipe. Leur but : empêcher la SHINRA de pomper toute l’énergie Mako qui est en quelque sorte le sang de la planète, mais qui sert de source énergétique à la firme pour se faire de la thune (notamment)
On ne boudera pas le plaisir de redécouvrir Final Fantasy VII dans cette version toute propre, visuellement et du point de vue sonore, subissant aussi quelques modifications au niveau de l’histoire pour justifier de vendre trois jeux, on y reviendra.
Parce que oui, on dira ce qu’on veut, mais même si FFVII était une claque visuelle sur la première Playstation, on rappelle que ça fait presque 30 ans que le jeu est sorti. Le coup de vieux c’est cadeau ! Même si on peut leur conférer une sorte de charme désuet, soyons réalistes : les CGI comme la 3D, à plus forte raison incrustée dans des décors pré-rendus, ça n’a d’effet que sur les nostalgiques ou les curieux. Pour l’occasion on a fait une paire de captures depuis la version Xbox One du jeu d’origine.
A l’époque, le jeu complet tenait sur 3 CD, mais ce n’était pas la seule chose marquante de ce titre. Les cinématiques, la 3D, l’ambiance, le scénario ou les personnages : à bien des égards, Final Fantasy VII a su charmer bien des joueurs à sa sortie et à juste titre. Les combats sont rythmés par une barre qui doit se charger avec chaque action de personnage (appellée jauge ATB) Ainsi, il faut être à la fois patient en attendant que ça charge et vif quand il faut agir, en utilisant par exemple l’attaque de base, un objet,ou la magie, appelée ici matéria, que vous devrez fixer sur votre équipement afin de l’utiliser. Offensive, défensive, de soin ou autres invocations : à vous de choisir selon vos préférences le rôle de chaque personnage de votre équipe, en lui donnant les matérias les plus adaptées selon vous.
On ne va pas revenir sur chaque aspect du jeu non plus, sous peine de spoiler quelques éléments, mais ce qui a su faire le charme du jeu à l’époque a pris un sérieux coup de vieux, en tout cas sur la forme. Et pour non seulement faire plaisir à un public empreint de nostalgie mais aussi toucher un nouveau public, ce remake est l’occasion de faire d’une pierre deux coups.
C’est ça jouer dans le Cloud ?
Visuellement c’est indéniable, c’est vraiment propre. Les personnages, animations, décors, effets : pas grand chose à redire, on trouvera sûrement des personnes qui trouveront à redire sur le rendu des visages mais c’est propre à la sensibilité de chacun.
Cela dit, plusieurs choses divisent en ce qui concerne les choix de ce lifting global du jeu. La première, en tout cas, la plus évidente, c’est le format en trois jeux séparés qui sortent à des années d’intervalle, mais aussi l’histoire qui est diluée afin de gonfler la durée de vie. Sur certains aspects, cela permet de donner davantage de texture à certains personnages, d’approfondir le lore ou de laisser plus de place à la narration. D’un autre côté, des passages semblent trop longs pour ce qu’ils sont, avec des allers-retours pour accomplir certaines quêtes secondaires type FedEx pas super intéressantes, qui sont certes facultatives mais ce n’est pas non plus une excuse pour faire du remplissage bidon. L’autre vérité, c’est le côté linéaire de l’histoire, qui doit forcément cocher les cases d’un cahier des charges avec son statut de remaster, mais c’était déjà le cas du jeu d’origine.

L’autre sujet de discorde, c’est les combats qui sont désormais en temps réel, supprimant le côté tour par tour plus stratégique. On imagine que cette décision s’inscrit dans l’idée d’amener un nouveau public, ce qui peut s’entendre, difficile de faire plaisir à tout le monde dans ce cas. Entre temps, Clair Obscur a su montrer qu’il était possible de remettre le tour par tour au goût du jour, on vous laisse imaginer ce qu’aurait pu donner FFVII Remake avec un système de tour par tour dynamique. On conserve cependant la jauge ATB nécessitant d’attendre avant d’effectuer certaines actions en combat, histoire de garder un peu de l’essence du système d’origine et de balancer un peu plus le rythme des rixes.
On peut désormais passer d’un personnage à l’autre à la volée en plein combat, pratique dans certains cas, nécessitant de toujours garder un oeil sur le niveau et l’équipement de chaque membre pour être le plus efficace possible. Si vous jouez en mode facile, aucun danger, vous roulerez assez tranquillement sur le jeu, mais en normal il faudra déjà être plus vigilant. Et si vous voulez vraiment faire le jeu pour l’histoire, vous pourrez carrément activer des options pour faciliter le jeu en mettant votre vie à fond en permanence, en infligeant 9999 dégâts à chaque coup ou d’autres choses du genre, c’est vous qui voyez. Bien entendu, si c’est votre premier contact avec le jeu, on vous le déconseille instamment.

Pour terminer avec les combats, on précise que les matéria sont toujours là, au coeur du système de combat et ça fait plaisir ! Les récupérer, les combiner, les monter de niveau et créer le “build” idéal reste un véritable plaisir. Les invocations sont toujours aussi classes, reste à les trouver bien entendu, même si ce n’est pas bien compliqué… On vous en offre d’ailleurs dès le début du jeu, il suffit de les récupérer dans le menu Système/Boite à cadeaux. Encore une fois, pour une première expérience avec le titre, vous pouvez vous en passer.
Sujets de discorde
On va trouver différents sons de cloche sur d’autres aspects du jeu, par exemple le fait d’avoir élaboré davantage les personnages de Jessie, Biggs et Wedge. Inutile pour certains, intéressant pour d’autres, ce qui met tout le monde d’accord c’est qu’ils permettent d’ajouter un peu d’humanité à l’histoire, permettant de graisser un peu les rouages des ajouts de scénario et donner lieu à quelques scènes sympas. D’ailleurs, la mise en scène du jeu est globalement plutôt fantastique, portée non seulement par le moteur graphique qui fait carrément bien le job mais aussi par la bande-son de Nobuo Uematsu, Masashi Hamauzu, Mitsuto Suzuki et Shōtarō Shima qui ont sublimé ce qui est pour beaucoup l’une des plus belles de la saga, voire du jeu vidéo de façon générale.
Si tout est hyper fluide en mode graphique performances, le mode qualité fait tousser le framerate, à vous de choisir selon vos préférences : un piqué d’images un peu plus net mais moins fluide, ou un compromis visuel qui glisse sur la rétine. Personnellement, j’ai opté pour le second, permettant notamment une lisibilité et une réactivité totales dans les combats; ce que je fais d’ailleurs dans pratiquement tous les jeux proposant ce dilemme sur consoles.
A côté de l’histoire originale, on retrouve dans cette édition Intergrade l’épisode INTERmission mettant en scène Yuffie Kisaragi et un mode photo, ainsi que plein d’objets utiles en jeu dont on a parlé un peu plus haut. En termes de durée de vie, tout dépend des options que vous aurez activées ou non, mais on part en moyenne sur 40 heures en ligne droite, et le double selon vos envies de découverte, de succès ou autres curiosités. Et bien entendu, on retrouve le doublage entièrement localisé en français, que vous pourrez changer en japonais, anglais, ou même en allemand si vous voulez une expérience teutonique.
On pourra toujours discuter des comparatifs, des changements ou décisions effectués pour ce Final Fantasy VII Remake Intergrade, mais au final c’est un titre qui procure un plaisir certain, avec certes des choses qui bousculent la formule d’origine, dans le but d’atteindre un nouveau public tout en essayant de faire plaisir aux nostalgiques ou autres gaulois réfractaires au changement. Une prise de position, c’est toujours mieux que d’avoir le cul entre deux chaises, et au moins à ce niveau-là, on n’a rien à redire. Reste désormais à attendre les autres épisodes, le Rebirth sur Xbox et Switch 2, et la conclusion qu’on espère dans une sortie commune aux consoles et PC à ce moment-là.





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