[Test] City Hunter – Il en perd sa moumoute le Mammouth !
Un joli travail de restauration de la part de Red Art Games qui respecte le matériau d’origine tout en lui apportant une belle touche de modernité dans ses fonctions, dont on ressent la passion et l’implication.
- Un challenge adapté à chacun
- La localisation en français très respectueuse
- La variation Nicky Larson / City Hunter
- Les génériques originaux
- Le prix assez doux
- Peut paraitre assez court si on se confine à une run
- Des mécaniques qui peuvent rebuter les moins ouverts d'esprit
City Hunter: Affiché à un prix de 24,99€, c’est un jeu qu’on peut sans peine conseiller aux curieux qui aiment découvrir des pépites retro, aux fans de City Hunter et/ou de retrogaming en général. En tout cas, ce sera toujours moins cher que d’acheter la console d’origine et le jeu, sachant qu'il est ici localisé en français ! Un titre aux mécaniques simples mais diablement efficace, un challenge relevé en difficile et avec des options de qualité de vie moderne pour chacun, avec en prime une liste de succès accessibles pour les chasseurs de succès/trophées ! Un travail dont on sent la passion, le respect et l'implication de Red Art Games, que ce soit pour le matériau d'origine, pour les fans de la série ou simplement pour les collectionneurs, qui justifie également cette note. – HerrKamper
Houlà, attendez, je mets mes lunettes et je prends place dans mon canapé avant de vous raconter une histoire. C’est qu’à mon âge, on modère l’effort, on fait chauffer la dernière paire de neurones qui subsiste avant de se lancer. Aujourd’hui, je ressors mon grimoire, pour vous parler non seulement de City Hunter, oeuvre célèbre de Tsukasa Hojo, mais aussi de la PC Engine, comme ça on fait une pierre deux coups ! Red Art Games a pris soin de ressusciter le jeu en lui ajoutant une pincée de nouveautés, sans dénaturer les saveurs de l’original, se permettant même des petites fantaisies au passage.
La NEC plus ultra
Certains la connaissent également sous le nom de TurboGrafx-16, la console de NEC est sortie de façon un peu bordélique, d’abord au Japon en 1987, Aout 1989 aux USA et Canada, puis chez nous au pays du fromage qui pue en novembre 1989 et enfin en Grande Bretagne et en Espagne en 1990. Les plus impatients l’auront faite importer du Japon ou des USA, afin de tâter de jeux en 16 bits… Enfin, presque. Car sur le papier, son microprocesseur central est en 8 bits, pour un chipset graphique qui lui est bien en 16 bits.

Pour autant, d’un point de vue graphique, on est plus proche d’une Super Nintendo que d’une NES et la machine a fait rêver bien des joueurs avant la sortie de la 16 bits de Nintendo. La version de Street Fighter II Championship Edition mettait (à mon sens) la version Super Nintendo à l’amende, avec un game feel plus proche de l’arcade, surtout comparée à notre version PAL en 50Hz qui parait lente à crever en comparaison. Mais c’est un sentiment tout à fait subjectif bien entendu. D’autres jeux valent le détour, comme les Bonk, Raiden, Devil’s Crush ou Neutopia.
Le Club Do’ a encore frappé
En parallèle, toujours devant nos écrans cathodiques, le Club Dorothée rythmait les semaines des boomers tels que moi, et entre 1990 et 1995, on a pu suivre les exploits de Nicky Larson. Aussi connu sous le nom de City Hunter au Japon, le côté parfois violent et/ou fripon de l’anime a été censuré avec des scènes coupées ou encore un doublage français mémorable, sur lequel on reviendra plus tard. Le manga de Tsukasa Hojo était d’ailleurs légèrement plus graphique en termes de coquineries, mais accentuait surtout le côté grivois de son héros qui avait la gaule à chaque occasion, avec une petite onomatopée “Mokkori” qui représente l’érection, voilà, ça c’est fait.

On suit les aventures de Nicky Larson (Ryo Saeba en VO) qui est un détective privé/garde du corps (surtout les corps féminins d’ailleurs) hors pair qui excelle dans son métier, malgré son penchant excessif pour la gente féminine qui a du mal à le prendre au sérieux… Tout comme Laura (Kaori) qui est la soeur du meilleur ami de Nicky, malheureusement décédé. Elle accompagne Nicky dans ses aventures, ou les subit, c’est selon, et ce duo mettra bien souvent à mal les plans de vilains hauts en couleurs !
Bizarrement, il n’y aura qu’une seule adaptation dédiée à l’anime en jeu vidéo, on ne compte pas les apparitions dans d’autres jeux ou groupements de personnages, comme dans les très sympa Jump Super Stars ou Jump Ultimate Stars, ou le misérable Jump Force. Bref on y est : voici le résultat de ces deux univers avec la version PC Engine de City Hunter qui a été placée dans les mains expertes de Red Art Games

Distribution de boulettes
Sorti le 2 mars 1990 au Japon, City Hunter est un jeu d’action à scrolling horizontal développé par Sunsoft. Dans les 4 missions proposées, il faudra éliminer les méchants qui veulent vous faire bobo, trouver les PNJ qui vous permettront de débloquer de nouvelles zones et trouver le boss. Vous pourrez avoir la version française de Nicky Larson avec le générique français de Jean-Paul Césari ou la version japonaise de City Hunter avec Get Wild.
Vous avez à votre disposition le fameux Colt Python 357 Magnum de Nicky pour éliminer vos adversaires, mais d’autres armes pourront être débloquées au fil du jeu, à bien choisir selon les ennemis en face car leur efficacité ainsi que la durée de rechargement varie pas mal. Les niveaux ne sont pas hyper complexes, mais juste assez grands pour vous y perdre par endroits avant de retrouver le bon chemin, et savoir comment appréhender les ennemis à force de les rencontrer. Il y en a une petite dizaine, ce qui est assez correct étant donnée la structure et la durée du jeu, avec 4 boss également.
Dans votre progression, on vous conseille de tenter de rentrer dans chaque porte, car elles renferment des pièces qui peuvent être intéressantes, avec parfois un PNJ, ou parfois rien, ou encore dans certains cas une infirmière qui pourra vous soigner ou une scène un peu plus osée avec des dames légèrement vêtues… On reste parfaitement dans l’esprit du matériau d’origine et ça fait bien plaisir !
De courts dialogues traduits en français pour l’occasion vous permettront de savoir quoi faire, ou juste profiter des références de la version de Nicky Larson, adaptée avec brio du doublage français, les amateurs auront les réfs !
Tu vas avoir bobo !
Le jeu propose 3 modes de difficulté : originale, qui reprend le jeu d’origine, arrangée avec quelques ajustements et surtout un mode difficile qui vous fera roter du sang, avec des ennemis plus coriaces et des pièges diaboliques ! Si vous passez du mode arrangé au difficile par exemple, attention à la montée en puissance, sans compter que vous ne pourrez utiliser l’infirmière… Enfin, plutôt demander ses services une fois par niveau ! Il va falloir y aller mollo et garder un oeil sur la barre de vie.
Vous pourrez toutefois calmer le jeu grâce aux sauvegardes à la volée ou le fameux retour rapide qu’on retrouve dans bien des adaptations de jeux retro. Pour autant, ces éléments de confort ne vous faciliteront pas forcément la vie de façon drastique, le challenge étant bien épicé.
En bonus, vous retrouverez la bande-son complète, une galerie d’images ou encore le visuel de la HuCard et de sa boite ainsi que le manuel scanné page par page. Un joli boulot d’archiviste et qui donne une plus-value au titre, n’étant pas juste un portage fainéant. Vous aurez également la possibilité de choisir un filtre visuel CRT pour émuler nos bons vieux écrans cathodiques ou encore le ratio d’écran.
Affiché à un prix de 24,99€, c’est un jeu qu’on peut sans peine conseiller aux curieux qui aiment découvrir des pépites retro, aux fans de City Hunter et/ou de retrogaming en général. En tout cas, ce sera toujours moins cher que d’acheter la console d’origine et le jeu, sachant qu’il est ici localisé en français ! Un titre aux mécaniques simples mais diablement efficace, un challenge relevé en difficile et avec des options de qualité de vie moderne pour chacun, avec en prime une liste de succès accessibles pour les chasseurs de succès/trophées !
Test réalisé à partir d’une version commerciale fournie par l’éditeur, sans influence ou directive !






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