Naheulbeuk Fest 2026 : la présentation de TaVRn’s Takedown
Ce samedi 17 janvier 2026, Paris s’est transformé en une extension de la Terre de Fangh. Si vous passiez rue Yves Toudic, dans le 10ème, vous avez sûrement cru à une invasion. L’Alhambra affichait complet pour le « Naheulbeuk Fest », une soirée hybride organisée par VR Studio LDLC. Au menu : du gros son, de la nostalgie et surtout, une plongée tête la première dans TaVRn’s Takedown, le jeu VR qui va vous faire suer, le tout présenter par le groupe Naheulband.
J’y étais, et croyez-moi, l’ambiance était électrique. On n’était pas là juste pour écouter de la musique, on était là pour célébrer 25 ans de délires audio devenus cultes. Cécile Corbel, Magoyond, le Naheulband… tout ce beau monde réuni pour fêter la sortie prochaine du jeu. J’ai pu tester la bête, j’ai vu le concert, et c’était fantastique.
TaVRn’s Takedown : J’ai distribué des mandales en VR
Avant que la musique ne fasse trembler les murs, il fallait absolument que je pose les mains sur TaVRn’s Takedown. Deux casques VR dans le hall pour une foule prête à bourriner. Développé par l’équipe lyonnaise de VR Studio LDLC, ce jeu est un pari fou : adapter le chaos des bastons de taverne de Naheulbeuk en réalité virtuelle.
Immersion totale à Mliuej
J’ai enfilé le casque pour une session intense. Le principe est limpide : c’est un défouloir. On se retrouve à Mliuej, cette cité malfamée qu’on adore détester. Visuellement, c’est du bonbon. La direction artistique cartoon colle parfaitement aux BD de Marion Poinsot. On s’y croirait.
Mais c’est manette en main que ça prend tout son sens. C’est physique. Très physique. On ne se contente pas d’appuyer sur des boutons, il faut bouger. Vous voyez ce tabouret? Vous pouvez l’attraper et le fracasser sur un orque. Cette chope de bière? C’est un projectile. Le jeu transforme tout le décor en arme. J’ai passé vingt minutes à esquiver des bouteilles, à parer des coups et à renvoyer les clients ivres dans les cordes. C’est jouissif, viscéral, et ça fait un bien fou.
Un casting qui fait plaisir
Le gros point fort, c’est l’ambiance sonore. Ils n’ont pas fait les choses à moitié pour le casting vocal :
- Cécile Corbel en Booza : C’est la surprise du chef. La fée bretonne prête sa voix à la déesse de la biture. Entendre sa voix douce balancer des vannes de patronne de taverne, c’est un régal absolu.
- Corin Nemec (oui, Parker Lewis!) : Il double Dark Lager, un artisan de figurines qui se prend pour un héros.
- Les copains de toujours : On retrouve aussi Franck Pitiot (notre Perceval national) et Caroline Pascal.
Bref, TaVRn’s Takedown n’est pas un gadget. C’est un vrai jeu de baston, drôle et dynamique. Il sort au premier trimestre 2026 sur Steam et Meta Quest, et clairement, ça va être un indispensable pour se défouler après le boulot.
Cécile Corbel : La touche de magie
Place à la musique. Cécile Corbel a ouvert le bal. Ça peut sembler étonnant de voir une harpiste au milieu de cette bande de barbares, mais c’est en fait d’une logique implacable.
Cécile, c’est la connexion avec le merveilleux. Depuis qu’elle a signé la BO d’Arrietty pour le Studio Ghibli, elle est une icône pour beaucoup d’entre nous. Sur scène, c’est envoûtant. Elle ne joue pas de la harpe, elle tisse des sorts. Elle a joué ses classiques, bien sûr, mais elle a surtout parlé de son lien avec Naheulbeuk.
Elle a raconté à quel point elle s’est amusée à doubler Booza dans le jeu. Casser son image de « chanteuse éthérée » pour jouer une divinité qui aime un peu trop le vin, ça l’a beaucoup fait rire. Ce lien entre elle et le Naheulband est fort : ils se croisent depuis des années en festivals (Trolls & Légendes, Echos et Merveilles). C’est une amitié artistique sincère qui fait plaisir à voir.

Naheulband : Le chaos qu’on aime
Puis est arrivé le moment que tout le monde attendait. Le Naheulband. John Lang (Pen of Chaos), Lady Fae, Knarf et toute la troupe.
Dès les premières notes, la salle a explosé. On ne les entendait même plus chanter tellement le public hurlait les paroles. C’est ça, la magie Naheulbeuk. C’est une troupe de potes qui fait de la musique folk parodique avec une énergie communicative. Ils interagissent, se vannent, restent dans leurs personnages. On a l’impression d’être à une table de l’auberge du Poney qui Tousse.
Ils ont enchaîné les classiques : « À l’aventure, compagnons », « Le Laridé du Poulet » (grand moment de n’importe quoi collectif), « La marche barbare ». Mais ils ont aussi joué des morceaux plus récents liés au jeu vidéo.



Magoyond : L’apocalypse joyeuse

Changement d’ambiance radical avec Magoyond. Là, on passe en mode « Monster Metal ». Si vous ne connaissez pas, imaginez un mélange de Tim Burton et de gros riffs qui tachent.
Le groupe est mené par Julien « Le Mago » Escalas. Et c’est là que les liens se resserrent : Julien est aussi guitariste et chanteur dans le Naheulband. Il n’y a pas de frontière entre les deux groupes. C’est la même famille.
Sur scène, c’est une machine de guerre. Ils ont retourné l’Alhambra. « Le croque-mitaine », « Vegas Zombie »… ça joue fort, ça joue bien, et c’est bourré d’humour noir. C’est théâtral et carrément impressionnant. Ils ont prouvé, s’il le fallait encore, qu’ils sont des bêtes de scène.

Le coup de la fin
Ce Naheulbeuk Fest 2026 à l’Alhambra était bien plus qu’un concert. C’était la preuve que cet univers, né d’un MP3 il y a 25 ans, est plus vivant que jamais.
Le jeu vidéo TaVRn’s Takedown s’annonce comme une vraie réussite, respectueuse de l’esprit de la saga. Les artistes sont au sommet de leur art et leurs liens d’amitié transpirent sur scène. On a chanté, on a ri, on a tapé sur des orques virtuels. Que demander de plus ?
Si vous avez raté ça, surveillez les dates : le Naheulband tourne encore cette année (notamment le 24 juillet à Andrézieux-Bouthéon). Et pour le jeu, rendez-vous en mars. Moi, j’y retourne, j’ai une revanche à prendre sur un gobelin.







