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[Les jeudis de l’angoisse S2E07] Scream 7 de Kevin Williamson
Temps de lecture estimé :4 Minutes, 58 Secondes
Avec Scream 7, Ghostface revient dans un opus qui divise entre hommage, tension et renouveau. Un retour plus brutal et malin que prévu ?
Retour aux sources
Il y a trente ans, le regrettait Wes Craven apportait un nouveau souffle à un genre en perdition avec Scream. Un film qui combinait slasher, comédie noire, whodunit et rendait un vibrant hommage au cinéma d’horreur des années 60 à 90. Un tueur en série masqué, une bande d’ados qui se fait décimer au compte-gouttes sauf notre chère Sidney Prescott (Neve Campbell) qui aura mené la vie dure à Ghostface tout comme Gale Weathers (Courtney Cox) que l’on prend plaisir à retrouver au fil des opus. Que dire de ce film culte dont nous avons déjà tout ?
Après un Scream 4 qui avait divisé tout comme le précédent, les producteurs avaient fait le choix (judicieux ?) de rebooter la saga. C’est alors qu’entrent en scène Jenna Ortega et Mélissa Barerra dans la peau des sœurs Carpenter. Deux opus sympathiques pour le jeune public (pour les fans, c’est une autre histoire) qui proposaient un nouvel arc dans lequel Sam était en réalité la fille de Billy Loomis (l’un des tueurs du premier film). Scream VII aurait pu alors prendre une tout autre tournure, mais suite à un message sur les réseaux au sujet du conflit entre Israël et Palestine, l’actrice prendra gentiment la porte de sortie. Jenna Ortega qui était déjà sur d’autres tournages, quittera également le navire avant s’être suivie par le réalisateur Tyler Gillet. La franchise est-elle morte et enterrée pour autant ? Non du tout Ghostface a encore envie de nous foutre la trouille !

Scénariste de l’opus original, ce n’est autre que Kevin Williamson qui a donc repris le flambeau. On le retrouve également en tant que scénariste aux côtés de Guy Busick, de Marco Beltrami du côté de l’OST et bien entendu notre chère Neve Campbell qui ayant obtenue gain de cause concernant son cachet reprend le rôle de Sydney Prescott. Une suite sauvée des eaux et qui promettait un retour aux sources ce qui a ravi autant que divisé les fans de la franchise tout comme vous avez pu le voir à travers les nombreuses critiques. Du coup, Scream 7 ça vaut quoi ?
Une suite entre hommage, tension et renouveau
Tout débute à Woodsboro où un fan de Stab a eu la bonne idée de traîner sa moitié dans la demeure de Stu Macher où les premiers meurtres ont eu lieu. L’emplacement des corps tracé a la craie est encore présent, la fameuse TV que Stu a reçu sur la tête aussi tout comme une réplique de Ghostface plus vraie que nature… Bien entendu, nous avons droit au petit quiz horrifique pour nous plonger dans l’ambiance et mettre 5 étoiles aux hôtes avant que tout ne dérape avec un double meurtre qui donne le ton.
Pendant ce temps, Sidney a emménagé à Pine Grove en compagnie de son mari Marc (Joel McHale), chef de la police locale et de leurs trois enfants, dont Tatum (Isabel May), prénom donné en hommage à son amie d’enfance… Nouvelle vie dans une petite ville tranquille d’apparence jusqu’à ce que son passé la rattrape. Ghostface n’en a pas terminé avec elle et a décidé de lui pourrir la vie une fois de plus. Un imitateur de trop où les rumeurs persistantes sur le fait que Stu soit encore bel et bien vivant son réelles ?

Un Ghostface plus violent que jamais
Passé une intro des plus sympathiques, Kevin Williamson renoue avec les origines de la franchise en jouant la carte de la nostalgie. Trankillou dans sa chambre, Tatum voit son cher et tendre Ben Brown (Sam Rechner) se ramener par la fenêtre avant que débarque une Sidney très conservatrice (N’est pas Billy Loomis qui veut ! ). On ressent alors ce conflit mère/fille qui reste au cœur du film avec une mère encore marquée par toutes ces épreuves et une fille qui souhaite en apprendre d’avantage et qui peine à renouer les liens avec sa génitrice (la petite touche Dawson que l’on avait prévu bien avant la séance) avant que le drame frappe la petite famille…
Le sang commence à couler à flots, Tatum commence à vivre les meêes horreur que sa mère avant de voir débarquer une Gale Weathers qui après un flop à la grosse pomme tente de revenir sous les projecteurs avec l’aide des jumeaux Mindy (Jasmin Savoy Brown) et Chad Meeks-Martin (Mason Gooding) aperçus dans les films précédents. Les grosses têtes commencent alors à se mélanger à un nouveau casting mais comme dirait Randy (ne jamais oublier les règles) : TOUT LE MONDE EST SUSPECT !



Scream 7 vaut-il le coup ?
Projet initialement mal engagé sur la ligne de départ, Scream 7 aura su sauver quelques meubles sans éviter le crash tant redouté… Pour l’occasion, c’est accompagné de ma fille qui découvrait la saga que je suis parti découvrir ce septième opus. Un choc des générations, une transmission dont elle est ressortie conquise là où j’étais plus mitigé une fois la séance terminée.
Enfant des 80’s, je dois avouer que la nostalgie a eue son petit effet. Retrouver toutes les références aux précédents opus a été un réel plaisir. Tout comme ces meurtres parfois un peu trop poussif (je ne verrais plus la bière pression de la même manière…) qui ravira les amateurs d’hémoglobine. Mais le grand frisson n’est plus là, on ne va pas se mentir ! Je n’ai pas réussi à retrouver cette tension crescendo que l’on appréciait tant par le passé, ce petit jeu de piste pour savoir qui était le coupable ici flairé à des kilomètres durant la première moitié du film. Et que dire se prend les pieds dans le tapis en voulant aborder la thématique d’une IA trop présente avec les deepfakes de célébrités décédées générées par IA, sur l’intérêt pour les séries télévisées true crime, sur le retour des finals girls originelles et sur l’obsession des fandoms pour théoriser la survie incongrue de personnages morts à l’écran.

Une idée astucieuse sur le papier, mais qui comme pour Scream 4 (où les réseaux sociaux commençaient à pointer le bout de leur nez) n’arrive pas à séduire les fans de la première heure. Reste donc un film rafistolé avec deux bouts de ficelle et un pot de yaourt (Mc Gyver devait être en coulisse) qui tente de maintenir en vie une saga à bout de souffle, mais qui tient à rester sous les projecteurs afin de séduire une nouvelle génération.
L’envie de débrancher la saga tout comme Freddy à l’époque (avant le remake, il s’était tout de même offert une belle sortie) mais face au succès en salles de ce nouvel opus (Produit avec un budget de 45 millions de dollars, en faisant le slasher le plus onéreux du cinéma, le film réalise le meilleur démarrage de toute la franchise et le meilleur démarrage américain de 2026 au moment de sa sortie, avec un week-end d’ouverture de 96,7 millions de dollars dans le monde) reviendra avec un Scream 8 qui reste à confirmer. Un chant du cygne pour notre tueur masqué ? Ghostface sort de la nuit en salles pour 2028 ? Rien n’est joué pour le moment, mais nous ne manquerons pas de vous tenir informé lorsque les premières infos officielles seront dévoilées…



