Les jeudis de l'angoisse saison 2 - 4

[Les jeudis de l’angoisse S2E04] Silent Hill de Christophe Gans

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Dans un peu moins d’une semaine, nous pourrons enfin découvrir Retour à Silent Hill. Un film aussi attendu que redouté par les fans au vu des premières critiques. En attendant de vous partager notre avis, retour dans le brouillard du film Silent Hill de Christophe Gans paru en 2006.

Silent Hill : Origins

Trois ans après la sorte de Resident Evil qui aura séduit les fans de survival horror, Keiichiro Toyama débarque avec Silent Hill. Un jeu édité par Konami qui est réputé pour avoir révolutionné le jeu d’horreur par son approche psychologique de la peur. Souvent comparé à la licence de Capcom, le titre aura marqué les esprits avec sa vision de l’horreur plus aboutie, ses mécaniques de gameplay, son scénario à mi-chemin entre le cinéma de David Lynch et un bestiaire qui aurait pu sortir des écrits de Lovecraft… Mais aussi la bande-son maîtrisée d’Akira Yamaoka que l’on retrouvera sur différents opus de la saga ainsi que pour le film de Christophe Gans (Crying Freeman, Le Pacte des Loups,…) sorti sept ans plus tard.

Une adaptation ambitieuse

Ne reprenant pas tout à fait le scénario original, le film débute avec la jeune Sharon Da Silva qui souffre de somnambulisme. Lors de ses crises, elle parle régulièrement d’une ville nommée Silent Hill. Ne parvenant pas à comprendre l’origine du mal qui la ronge, sa mère adoptive Rose découvre qu’il s’agit d’une ville fantôme de Virginie-Occidentale, non loin de l’orphelinat où Sharon a été adoptée. Malgré la réticence de son mari Christopher, Rose décide d’emmener sa fille dans cette ville en espérant trouver des réponses.

Suivie par Cybil Bennett, une motarde de la police, elle va malencontreusement être victime d’un accident de la route. Mais à son réveil, Shanon n’est plus dans le véhicule ! Partant à sa recherche, elle va alors découvrir une ville peuplée d’étranges habitants, mais ce n’est rien comparé au cachemar qu’elle va vivre…

Mon avis

Ayant apprécié le film lors de sa sortie en salles, Silent Hill fait partie de ses films que je prends plaisir à revoir régulièrement. Malgré ce twist scénaristique, Christophe Gans a su retranscrire à l’écran toute l’ambiance du jeu original. Ces paysages dévastés et figés sous la brume, les décors rouillés et les visions cauchemardesques qui composent un véritable paysage mental, … La tension est constante et s’accentue au fil des découvertes des mystères de cette ville maudite.

On retiendra un bestiaire retranscrit avec brio, dont le redoutable Pyramide Head, les infirmières et bien entendu le personnage d’Alessa rongée par son désir de vengeance suite aux tragiques événements qui ont frappé la ville trente ans plus tôt. Une peur qui n’est pas forcémment frontale, mais qui s’installe progressivement nous invitant ainsi à s’abandonner à l’angoisse palpable de ce lieu qui n’a rien de rationnel…

L’esthétique reste l’une des grandes forces du film. Des paysages dignes des villes abandonnées de l’Amérique à la noirceur de Silent Hill, Christophe Gans a su nous offrir des plans qui sont toujours aussi sublimes malgré le fait que les effets spéciaux aient pris un sacré coup de vieux (surtout sur la scène finale). Une horreur ici contemplative mais qui ne nous offre pas le grand frisson attendu lors de certaines séquences. La terreur laisse place à l’admiration des lieux et des créatures que le réalisateur tenait à nous faire découvrir.

Une petite faiblesse, mais qui est vite oubliée grâce aux thématiques abordées, dont l’instinct maternel, la vengeance, mais aussi le fanatisme religieux qui est le point central de la seconde partie du film où l’on rêve d’étriper Christabella (qui n’est pas sans rappeler Mme Carmody dans la nouvelle Brume de Stephen King) qui entretient la peur de l’apocalypse auprès de ses fidèles. L’innocence laisse alors place à une malédiction dont le châtiment qui était visible à des kilomètres offre aux fans un final qui restera dans les mémoires.

Même s’il accuse quelque peu le poids des années, Silent Hill reste l’une des meilleures adaptations vidéoludiques à ce jour. On ne s’étendra pas sur l’horrible Silent Hill : Révélations sorti quelques années plus tard. Quant à retour à Silent Hill, je reste confiant connaissant le travail de Christophe Gans. Mais je vous avoue appréhender quelque peu cette adaptation du second opus qui reste mon favori. Reste encore à patienter quelques jours pour découvrir cette suite qui se sera faite attendre durant 20 ans et qui aura droit à sa novellisation chez Mana Books dans la foulée…

La légende raconte qu'il est apparu pour la première fois dans le rayon "horreur" du vidéoclub local. Grand amoureux du 7ème art , des survival horror et de la littérature sous toutes ses formes, sa plume est aussi aiguisée que le couteau de Michael Myers.

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