LE SYNDICAT DU CRIME - mise en avant

[Le Syndicat du crime] La trilogie mythique de retour au cinéma 

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Après City on Fire, A toute épreuve et la ressortie de la trilogie Histoire de fantômes chinois, Metropolitan Films et son label HK Films continuent leurs ressorties des films hongkongais les plus emblématiques avec le retour prochainement en salles de la trilogie mythique de John Woo et Tsui Hark : Le Syndicat du crime.

La trilogie qui a redéfini le cinéma d’action hongkongais

Lorsqu’en 1986 John Woo réalise Le Syndicat du crime, le cinéma de Hong Kong traverse une période de transition. Les films de kung-fu classiques déclinent, les recettes aussi. Le Syndicat du crime surgit comme un électrochoc. Tout en ressucitant la carrière d’un John WOO lassé des comédies qu’on lui imposait.

Le syndicat du crime, c’est la rencontre de 2 figures majeurs de cinéma hongkongais au début des années 80 : celle de Tsui Hark, réalisateur phare de la nouvelle vague hongkongaise et celle de John Woo qui depuis plus d’une dizaine d’année enchaîne les réalisations de tout genre en fonction des commandes.  Ce dernier confie à Tsui Hark qui a fondé sa célèbre maison de production Filmworkshop 2 ans plus tôt, son envie de réaliser un remake moderne du film de gangster Story of a Discharged Prisoner de Long Gang. Son ambition : réactualiser l’esprit chevaleresque du cinéma Shaw Brothers — mais en remplaçant les sabres par des armes à feu, et le héros de cape et d’épée par des figures fraternelles en costume-cravate.

Inspiré à la fois par le film noir occidental et le mélodrame, Le Syndicat du crime impose une nouvelle grammaire visuelle : costumes impeccables, ralentis opératiques, violence chorégraphiée et sentiment tragique assumé. Dès la première apparition de Chow Yun-fat, manteau long, lunettes noires et revolvers en main, une icône est née — au point que cette silhouette deviendra instantanément reconnaissable dans toute l’Asie, puis bien au-delà.

Un succès mérité pour une trilogie désormais culte

Le résultat est immédiat : Le Syndicat du crime “fait exploser le box-office hongkongais”.
Mais son impact dépasse la salle : Woo, qui ne voulait pas “promouvoir l’image des gangsters” mais utiliser cet univers comme métaphore de l’honneur, est sidéré de voir des jeunes reproduire le look de Mark — manteaux longs et lunettes noires — au point que le film soit perçu comme une forme de “campagne de recrutement” pour les Triades. Woo aborde alors Le Syndicat du crime 2 comme un contre-pied : plus sombre, plus dur, conçu comme une réaction. Puis vient la rupture avec son ami et producteur Tsui Hark : John Woo quitte la compagnie en claquant la porte et fonde Milestone.

Pendant que Woo poursuit ailleurs une variation plus amère et nuancée du “trio héroïque” avec Une balle dans la tête — que certains considèrent comme un “vrai” A Better Tomorrow 3 — Tsui Hark reprend les rênes d’une franchise “aussi lucrative” et décide, pour son retour à la mise en scène, de réaliser lui-même le troisième volet.

Tsui transforme alors la série : Le Syndicat du crime 3 (préquel) ancre Mark dans un contexte historique déterminé (fin de la guerre du Vietnam), établissant un parallèle entre Saigon et les inquiétudes contemporaines de Hong Kong.

Et surtout, il introduit une rupture majeure : le rôle féminin central (Anita Mui), qui déplace l’équilibre du récit et bouleverse rétrospectivement le monde très masculin forgé par Woo.

Rendez-vous dans les salles obscures le 11 mars prochain pour redécouvrir la trilogie en version restaurée 4K.

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La légende raconte qu'il est apparu pour la première fois dans le rayon "horreur" du vidéoclub local. Grand amoureux du 7ème art , des survival horror et de la littérature sous toutes ses formes, sa plume est aussi aiguisée que le couteau de Michael Myers.

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