[Chronique Manga] Kids on the Slope tome 1
Initialement parue au Japon à la fin des années 2000, l’œuvre Kids on the Slope fait son grand retour tant attendu. Grâce à Mangetsu, ce chef-d’œuvre de Yuki Kodama s’offre une superbe édition dans la collection Mangetsu. Mêlant récit initiatique et amour du jazz, ce manga est une véritable pépite de poésie et de musicalité.

Abandonné par sa mère lorsqu’il était petit, Nishimi Kaoru a toujours vécu avec son père, qui est marin. Mais ce dernier devant très régulièrement déménager, Kaoru n’a jamais pu se faire d’amis et se retrouve cette fois à devoir habiter chez son oncle de Kyûshû. Bien qu’il ne supporte pas cette nouvelle vie, il va faire la rencontre de Ritsuko Mukae, la déléguée de classe, et de Kawabuchi Sentarô, un voyou notoire qui semble avoir un certain intérêt pour le nouveau. Par la plus étrange des circonstances, il va découvrir que ce dernier est un batteur passionné de Jazz, et Kaoru jouant du piano, les deux garçons vont alors se rapprocher petit à petit grâce à la magie de la musique.
Synopsis
Une rencontre sur un fond de jazz
L’histoire nous embarque au début de l’été 1966, dans la ville portuaire de Sasebo. Kaoru Nishimi, un lycéen brillant mais profondément anxieux et solitaire, déménage une énième fois au gré des affectations de sa famille. Habitué à s’isoler et réfugié dans la rigueur de la musique classique, il redoute cette nouvelle rentrée. Pourtant, son quotidien bascule dès le premier jour lorsqu’il fait la connaissance de Ritsuko, la douce déléguée de classe, et surtout de Sentarô, le voyou redouté de l’école. Contre toute attente, c’est le jazz qui va lier ces adolescents. Dans la cave du père de Ritsuko, Kaoru lâche ses partitions pour découvrir la liberté de l’improvisation au piano, porté par l’énergie brute de Sentarô à la batterie. Au fil de leurs session de musique, une amitié inébranlable et un triangle amoureux touchant se tissent, marquant à jamais leur passage à l’âge adulte.



Aux origines d’un chef-d’œuvre musical
Derrière ce manga se cache la talentueuse Yuki Kodama. Prépublié au Japon à partir de 2007 dans les pages du magazine Monthly Flowers de l’éditeur Shogakukan, Kids on the Slope s’est rapidement imposé comme un titre majeur du manga josei. La série, qui s’est conclue en neuf tomes en 2012, a connu un succès critique, allant jusqu’à remporter le prestigieux Prix Shogakukan la même année. C’est d’ailleurs cet engouement qui a propulsé l’œuvre sur la scène internationale.
Mon Avis
C’est un premier tome que j’ai adoré. On sent immédiatement que Yuki Kodama maîtrise son sujet, l’histoire et forte, mêlant habilement le dynamisme du jazz à une poésie douce-amère dans les relations humaines. J’ai particulièrement apprécié le contraste entre l’allure stricte et coincée de Kaoru et le côté brut de Sentarô, une alchimie qui fait chaud au coeur.
Visuellement, le trait fin, clair et expressif de l’autrice est un pur régal, insufflant une énergie unique aux scènes musicales et à la vie quotidienne de ces lycéens. C’est bien plus qu’un simple manga sur la musique, c’est une plongée immersive et nostalgique dans une époque libératrice. Enfin, si vous êtes fan des manga du même genres ou que vous êtes simplement en quête d’une lecture poignante, ce tome 1 est un indispensable à vous procurer que je vous recommande chaudement !
Chronique réalisée à partir d’une version presse fournie par l’éditeur que nous remercions.


