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[Chronique Manga] Gekikô Kamen tome 1
Temps de lecture estimé :2 Minutes, 48 Secondes
Découvrez le premier tome de Gekikô Kamen : un manga d’action parodique, déjanté et explosif paru aux éditions Meian.
Présentation du manga
Après Shigurui et Les 7 Ninjas d’Efu (tous deux parus aux éditions Meian), Takayuki Yamaguchi revient en force avec Gekikô Kamen en nous proposant ode au Tokusatsu qui siginifie « effets spéciaux ». L’idée de tokusatsu s’est propagée grâce au succès mondial du premier film tokusatsu, Godzilla, qui est créé en 1954 en imitant le film King Kong. Le tokusatsu devient complètement indépendant des genres de films hollywoodiens, malgré sa base qui est l’imitation du film King Kong. Ce procédé est encore régulièrement utilisé pour les films de Kaijus au cinéma comme à la télévision au Japon. Mais que donne ce procédé bien connu des fans dans un manga qui sort des sentiers battus ?

Une époque ? La nôtre. Un thème ? Le tokusatsu… Le protagoniste ? Peut-être pas humain ?!
« Les kaijûs et les super-héros n’existent qu’à l’intérieur des oeuvres tokusatsu. C’est ce que je vous ai dit, mais je vais corriger cette affirmation. »
Otoya Jissôji, 29 ans, enchaîne les petits boulots et mène une existence morne.
Mais lors des funérailles d’un ancien camarade d’université, il est confronté à une dernière volonté qui va bouleverser sa vie. Son passé refait surface : les années au sein du club Toku Arts, où lui et ses amis rêvaient de créer le costume tokusatsu idéal.
Et si, pour donner un sens à son existence, Otoya devait à présent devenir ce héros masqué qu’ils imaginaient autrefois : Gekiko Kamen ?Résumé, éditions Meian
Classé 5e meilleur manga de 2023 au Kono Manga ga Sugoi, le premier tome de Gekikô Kamen est disponible en librairie, sur les différents sites marchands et directement sur le site des éditions Meian au prix de 9,95 €.
Chronique réalisée à partir d’une version presse fournie par les éditions Meian que je remercie.
Rêves de gosses
Tout débute à Tokyo où nous faisons la connaissance du jeune Otoya Jissôji dont la vie semble bien triste. À l’approche de la trentaine, il enchaîne les petits boulots, n’a pas envie de trouver l’âme sœur et n’a que très peu d’interactions sociales… De plus, il vient de perdre son ami Akiori, un camarade de l’université décédé à l’âge de 29 ans, et qui était le fondateur du club Toku Arts dont il était membre. Ayant organisé une modeste réception avec quelques amis pour lui rendre un ultime hommage, mais aussi tenter de respecter sa dernière volonté : créer le costume tokusatsu idéal.
Mais les années ont passé, chacun a désormais une vie de famille et d’autres préoccupations. Est-ce que le Gekiko Kamn finira t-il par voir le jour ? Où restera-t-il un souvenir au plus profond de leurs cœurs ?



Avec ce vibrant hommage au tokusatsu, Takayuki Yamaguchi parvient à nous surprendre avec d’autres thématiques tout aussi marquantes. L’isolement, l’anorexie, le sentiment d’abandon sont des sujets qui nous explosent à la figure tout comme une scène de combat d’Ultraman. On s’attache rapidement au personnage d’Otoya Jissôji qui interroge autant qu’il fascine. Pourquoi est-il aussi solitaire ? Pour quelle raison n’a-t-il pas évolué dans la vie contrairement à ses camarades ?
Nombreuses sont les questions jusqu’au moment où le tokusatsu entre en scène. C’est alors que le personnage se dévoile, telle une marionnette inanimée qui aurait retrouvé son maître. Ce qui nous permet aussi de découvrir les coulisses de cet art fascinant aux traditions ancestrales. Entre le poids du porteur, les contraintes de ce genre de costume et sa place dans le monde du cosplay, il est alors fascinant de découvrir sous un regard neuf ce qui pour certains fascinait sur le petit écran (j’ai toujours été fasciné par ces créatures et ces héros d’un autre monde). Reste encore à creuser les tomes suivants pour voir où l’auteur souhaite nous emmener.
Mais en attendant, on ne peut que saluer son travail ainsi que les éditions Meian qui ont tenté l’impossible en exportant ce tome dans nos contrées. Un ouvrage sublime tant pour la qualité du papier que pour sa couverture, un scénario prenant… Rien n’a été laissé au hasard pour le lancement de ce premier tome qui est un véritable cœur !


