[Chronique Manga] COSMOS tome 1
Après nous avoir fait hurler de rire avec Beelzebub et divertis avec Badass Cop & Dolphin, l’auteur Ryuhei Tamura fait son grand retour chez nous grâce aux éditions Ki-oon. Avec COSMOS, le mangaka délaisse les démons pour se tourner vers les étoiles, tout en conservant la formule qui fait son succès, un savant mélange de comédie scolaire, d’action explosive et de surnaturel déjanté.

Sous son apparence de lycéen ordinaire, Kaede cache un incroyable pouvoir : il est capable de déceler l’odeur du mensonge chez ses interlocuteurs. Résultat, les petits et gros bobards du quotidien lui pèsent au point qu’il a du mal à créer de véritables liens d’amitié… Alors qu’il se retrouve malgré lui devant le domicile d’un camarade manquant à l’appel, il tombe sur Rin, elle aussi à la recherche du disparu.
L’inconnue se présente comme une enquêtrice de COSMOS, une compagnie d’assurance intergalactique ! Elle a pourtant tout d’une humaine… en dehors de sa force surnaturelle ! Plus fou encore, aucun effluve de tromperie n’émane d’elle, ce qui signifie que celui qu’elle poursuit est bel et bien un alien ! Et il n’est pas seul : ils sont en vérité nombreux à vivre en secret sur Terre. Pour Rin, la capacité de Kaede à discerner le vrai du faux est un atout de taille… Pas question de le lâcher, elle fera de lui un agent au service de COSMOS !
Synopsis
Mensonges, Aliens et Assurances !
Imaginez une Terre où les extraterrestres vivent secrètement parmi nous, causant parfois des dégâts matériels ou sociaux que seule une agence d’assurance intergalactique peut régler. C’est dans ce quotidien absurde que nous plonge ce manga déjanté, portée par un duo de personnages aussi improbable qu’explosifs. D’un côté, nous avons Kaede Mizumori, un lycéen désabusé et profondément solitaire qui porte un fardeau, il perçoit littéralement les mensonges des autres. Il s’est forgé une épaisse carapace, évitant tout contact humain superflu. De l’autre côté, Rin Homura fait une entrée fracassante dans sa vie. Sous ses airs de lycéenne un peu simplette et excentrique, elle est en réalité une inspectrice extraterrestre venue des étoiles, chargée d’évaluer les dégats causés par les aliens clandestins. Enrôlé de force pour l’assister, Kaede va voir son don, autrefois source de souffrance, devenir l’outil parfait pour démêler le vrai du faux lors de leurs enquêtes. L’histoire tire toute son énergie de cette alchimie le calme sarcastique du garçon heurte de plein fouet l’enthousiasme et la force destructrice de Rin. Une dynamique s’installe, où la passivité de l’un tente désespérément de canaliser la folie de l’autre. Après leurs premières enquêtes de routine, Kaede et Rin sont confrontés à des affaires de grande envergure qui dépassent rapidement le simple cadre des petits dégâts de voisinage. Lorsqu’une princesse extraterrestre disparaît mystérieusement, leur mission de sauvetage tourne au casse-tête et les plonge au cœur d’un profond dilemme moral sur les véritables raisons de cet enlèvement. La situation devient soudainement beaucoup plus critique et personnelle pour Kaede quand les autres aliens s’en prennent directement à sa petite sœur, Sakura, l’obligeant à utiliser son odorat avec une détermination pour la protéger. En parallèle, l’incompétence d’un agent spécial du S.T.A.R.S. force Rin à écourter ses jours de repos pour éviter qu’une intervention délicate ne vire au désastre planétaire. ils n’on pas le temps de souffler ce qui devait être un banal contrat d’assurance pour protéger un tableau les met sur la piste d’un cambrioleur insaisissable qui dérobe des choses bien plus précieuses que de l’art matériel. Au milieu de cette agitation permanente, l’arrivée de Soprano Kurogane, leur nouvelle associée au sein de la compagnie, vient ajouter une couche de tension supplémentaire lorsque ce dernier reçoit une proposition très obscure qu’il lui sera particulièrement difficile de refuser.



Un bon départ au japon
Au Japon, la publication de COSMOS marque un tournant particulièrement intéressant dans la carrière de Ryuhei Tamura. Bien connu des lecteurs pour ses œuvres historiques prépubliées dans le légendaire Weekly Shōnen Jump, le mangaka a cette fois-ci changé d’écurie pour rejoindre la maison d’édition Shogakukan. Le manga a officiellement débuté sa sérialisation le 19 avril 2023 dans les pages du magazine mensuel Monthly Sunday Gene-X.
Ce changement de magazine et ce glissement vers une ligne éditoriale Seinen ont permis à l’auteur de s’éloigner un peu de ses fameux héros délinquants pour proposer un univers légèrement différent, tout en conservant l’humour absurde et l’action explosive qui font sa signature. Et le succès est au rendez-vous La série a rapidement conquis les lecteurs japonais, toujours en cours de parution, COSMOS compte déjà 8 tomes reliés au Japon, prouvant que la formule de Tamura fonctionne à merveille, même la tête dans les étoiles.
Mon Avis
j’ai énormément aimé, je dois avouer que COSMOS a largement dépassé mes attentes. Dès les premières pages, on retrouve avec un immense plaisir cet humour absurde, ce grain de folie et ce sens du rythme qui ont fait le succès de Beelzebub. Mais l’auteur ne se contente pas de recycler ses vieilles recettes en troquant la bagarre de cour de récré pour de la science-fiction bureaucratique, il nous offre un vent de fraîcheur totalement inattendu une petite pépite que je vous conseille de vous procurer absolument.
Chronique réalisée à partir d’une version presse fournie par l’éditeur que nous remercions.


