La botaniste - mise en avant

[Chronique] La botaniste de Pierre Gaulon

Temps de lecture estimé :4 Minutes, 5 Secondes

Découvrez « La botaniste« , un thriller botanique sombre et envoûtant de Pierre Gaulon mêlant secrets, nature et tension psychologique.

A propos de La botaniste et de l’auteur

Pierre Gaulon (dont vous pouvez retrouver le site officiel ici) est un écrivain passionné des littératures de l’imaginaire. Il a étudié les lettres modernes avec une spécialisation dans le fantastique et la science-fiction. Son premier roman, « La mort en rouge« , publié chez City éditions, a été finaliste de plusieurs prix littéraires, dont le prix « Ça m’intéresse » du polar historique en 2012, le prix VSD du polar en 2012, et le prix du Balai d’or de la découverte en 2013. Son deuxième ouvrage, « Noir Ego« , a été récompensé du prix « La ruche des mots » dans la catégorie thriller, et sera par la suite repris en format poche en 2015.

Il a également écrit la saga de fantasy « Blizzard » chez Mnémos, ainsi que le best-seller numérique « La brûlure des anges ». Il a collaboré avec l’écrivain Frédéric Ernotte pour coécrire « Comme des mouches« , publié aux éditions Lajouanie, ouvrage qui a obtenu la deuxième place du Prix des lecteurs Club. En 2021, l’auteur a reçu le prix Jackie de la révélation littéraire des partenaires pour son roman « Lignes noires« . Depuis 2017, il gère sa propre structure d’édition, lui permettant de reprendre la publication de ses anciens thrillers sous format numérique. Ces ouvrages ont rencontré un succès appréciable, avec plus de 20 000 lecteurs en format e-book. Son dernier roman « La botaniste » est paru le 24 février 2026.

À la mort de sa mère, Léa hérite de la vieille maison familiale, retirée au cœur du village d’Ortie.
Entre elles, il ne restait rien, sinon une passion commune pour les plantes.

Peut-être cet héritage sera-t-il l’occasion de réparer le passé.
Mais dès les premiers jours, le malaise s’installe.
Des pas dans l’escalier, des vertiges, des morts inexplicables.
Hallucinations ? Ou la maison rejette-t-elle simplement celle qui revient après tant d’années ?

À mesure que les souvenirs remontent à la surface, Léa découvre que la froideur de sa mère n’était pas de l’indifférence… mais une attitude destinée à la protéger.
Contre un secret.
Contre la vérité enterrée sous la terre sombre du jardin.

Elle qui savait soigner devra apprendre à tuer.

Résumé de l’ouvrage

Que vous soyez fan de la première heure ou nouveau venu dans l’univers de Pierre Gaulon (tout comme moi), vous pouvez dès aujourd’hui vous procurer « La botaniste » en librairies et via les différents sites marchands au prix de 16,00 €. Si vous préférez opter pour la version numérique, elle est actuellement en promotion durant la période de lancement au prix de 0,99 € sur Amazon. L’occasion de découvrir un bel ouvrage Made in France et de soutenir l’édition indépendante.

Cette chronique a été réalisée à partir d’une version presse fournie par l’auteur que je remercie.

Pourquoi lire La Botaniste ?

Tout débute avec la jeune Léa qui apprend subitement la mort de sa mère qu’elle n’a pas revue depuis plus de dix ans. Suite au décès de son père, quand elle était adolescente, sa génitrice n’a rien trouvé de mieux à faire que de l’envoyer dans un pensionnat quand elle était adolescente. Mais il faut savoir pardonner et c’est donc accompagné d’Adrien son compagnon qu’elle quitte la région parisienne pour gagner la petite bourgade d’Ortie pour faire ses adieux à sa mère.

Mais une fois chez le notaire, le malaise s’installe ! En plus d’apprendre que sa mère, ayant fait une succession anticipée, lui lègue la demeure familiale, elle a effectué l’ensemble de ses démarches. Le nécessaire a été fait pour les obsèques, aucune facture n’est en retard, … Une mort « naturelle » un peu trop propre, vous ne trouvez pas ? Malgré tout, elle décide de rester sur place pour démarrer une nouvelle vie, mais au fil du temps, elle va rapidement se rendre compte qu’en plus de la serre, d’autres secrets sont bien enfouis et auraient mieux faits de le rester…

Elle poussa la grille du jardin et s’approcha du muret entouré d’une foule de plantes. Certaines s’étaient flétries, d’autres tenaces tentaient encore de survivre aux intempéries.
Elle entra.
L’air dense, était chargé d’humus, de terre mouillée…
Et d’oubli.
Un compost de souvenirs.
Sur la table de travail, un carnet attendait à jamais son ancienne propriétaire. Léa l’effleura de la main. Iris avait dû y consigner ses formules, ses mélanges, de son écriture si familière.

Extrait de La botaniste

Rapidement, Pierre Gaulon nous plonge dans un escape game post-mortem mené d’une main de maître. Entre une mort bien trop propre, le comportement étrange de certains habitants (dont Lefray qui est l’archétype du gars de la campagne que j’ai adoré) et les anciennes connaissances d’Iris la mère de Léa, … Tout est trop carré, trop bien rangé comme quand la femme de ménage vient d’aseptiser votre espace vital et rangée à sa façon tout ce qui semblait être en désordre !

Fauchée et pleine de doutes, Léa voit en ce drame un nouveau départ malgré tout. L’occasion pour elle de mettre à profit ce qu’elle a appris durant ses études, et sans le vouloir embrasser la voie de sa mère qui était surnommée « la sorcière » était un atout précieux pour les locaux. Peu à peu, le doute s’installe, on tente de creuser le passé de notre héroïne jusqu’à un final vraiment bien pensé. Mais avec une tension qui monte crescendo…

La plume de l’auteur est fluide, les chapitres courts s’enchaînent à une vitesse folle… Et l’aspect « crime et botanique » parvient à nos surprendre. On sent le travail de recherche effectué en amont (ce qui se ressent dans les différents termes) mais cet ouvrage, qui se dévoile au rythme de la nature, est surtout une métaphore d’un mal plus profond et enfoui jusqu’à la racine…

Étant novice dans l’univers de l’auteur, je n’ai pas de point de comparaison avec ses œuvres précédentes… Mais je vous avoue que « La botaniste » est un véritable coup de coeur. Je ne peux que vous recommander de foncer découvrir ce bel ouvrage digne de figurer aux côtés des maîtres du genre dans toutes les bonnes librairies…

La légende raconte qu'il est apparu pour la première fois dans le rayon "horreur" du vidéoclub local. Grand amoureux du 7ème art , des survival horror et de la littérature sous toutes ses formes, sa plume est aussi aiguisée que le couteau de Michael Myers.

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