Yakuza Kiwami 3 & Dark Tides

[Test] Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties – Le schisme.

Temps de lecture estimé :13 Minutes, 33 Secondes

Ce Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties ouvre la porte d’un avenir qui va diviser les fans

Les +
  • Le point de vue de Kiryu et Mine
  • Le style de combat d'Okinawa très cool
  • La tonne d'activités
  • Le ton plus doux et familial
  • Une mise en scène globalement bien foutue
  • Le mode Bad Boy Dragon fort sympa !
  • Les sous-titres en français
Les –
  • Les missions passées à la trappe
  • Le contenu "censuré" du Yakuza 3 PS3 en occident aurait pu être rajouté
  • Visuellement inégal
  • Des décisions qui font jaser
  • L'histoire moins aboutie que d'autres épisodes

Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties: Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties coche les cases de ce qui fait un jeu Yakuza dans son essence : avant tout c’est une histoire, des personnages, des missions principales sérieuses et des missions secondaires plus légères voire farfelues, avec une tonne d’activités et un fanservice colossal. Les ajouts via Dark Ties sont assez sympas également, l’intention était bonne mais c’est tout ce qui gravite autour du jeu qui le rend clivant.  Le jeu loupe le coche en termes de qualité, visuelle déjà, car très inégale à ce niveau avec un manque de finition parfois flagrant. Le côté tronqué des missions ou les décisions (ou manque de décisions) qui font grincer des dents les fans de la saga vont avoir des conséquences, pas forcément sur les ventes mais surtout sur la fanbase. A voir comment le vent tournera avec le prochain épisode basé sur Yakuza 4… HerrKamper

6
von 10
2026-02-26T15:13:41+0100

La saga Yakuza continue de s’étoffer et d’envahir les étals de nos crèmeries vidéoludiques, pour le plus grand plaisir des fans de la saga. Enfin ça, c’est ce que l’on aurait pu vous dire si la sortie de Yakuza 3 Kiwami & Dark Ties n’était pas liée à des dramas plus ou moins notables en amont et aval de sa sortie. Mais on ne va pas juste étaler ces affaires en oubliant le jeu qui est derrière tout cela, car on a du pain sur la planche avec cette version revue et corrigée du jeu d’origine sorti en 2009/2010, avec en prime une histoire inédite jouable à part.

Avant de se lancer dans notre test, on se pose une question cruciale pour tout jeu au cœur d’une franchise : est-ce qu’il est possible de jouer au jeu sans avoir fait les précédents ? Avant tout, sachez qu’au début du jeu, vous pourrez revoir les évènements qui ont eu lieu dans les épisodes précédents, mais cela ne servira qu’à raccrocher les wagons avec la situation et les personnages dans les grandes lignes et sans y apporter d’attachement réel au final.

Les enjeux des Yakuza sont importants et les affinités que vous développerez à force de jouer aux jeux vont rendre ces titres bien plus profonds et attachants au fil des épisodes. On vous conseille donc de commencer idéalement avec Yakuza 0 pour vivre l’expérience à fond et plonger au coeur de cet univers si riche en personnages et situations. D’autant plus que le 0, Kiwami 1 et 2 sont disponibles avec les sous-titres français, niveau immersion on est vraiment pas mal (avec les voix en japonais idéalement, toujours pour coller au mieux à l’ambiance mais aussi profiter du travail sur les voix qui est loin d’être dégueu)

Mais si malgré tout cela vous êtes tenté de faire l’expérience à la sauvage, soyez prévenu : Yakuza 3 n’est pas un point d’entrée idéal dans la saga. En effet, les premiers chapitres pourraient vous dérouter, pouvant vous faire penser à une simulation de gestion d’orphelinat et de missions pas forcément dingues, avec une histoire qui se met en place avec une temporalité un peu mélangée histoire de pas vous faciliter la vie. Ca, c’est mon conseil de vieux gars qui s’est tapé toute la saga et qui tente de vous orienter, le “moi du passé” qui a commencé la licence par Yakuza 3 en 2010 vous dirait que c’est carrément jouable mais en effet, j’ai du passer à côté de pas mal de références à l’époque. C’est vous qui voyez. 

Même si je prendrai soin de ne pas spoiler l’aventure, si au besoin cela s’avère nécessaire dans mon argumentation, vous en serez averti au préalable !

Chapitre 1 : Daron Simulator

Après des évènements bien mouvementés les mois précédents, Kiryu Kazuma aspire à la paix. Celui qu’on surnomme le Dragon de Dojima et qui est tant redouté parmi les yakuzas qui connaissent sa légende, décide en effet de se mettre au vert et de s’occuper de l’orphelinat Morning Glory à Okinawa.

On le retrouve donc entouré de jeunes gamins orphelins avec notamment Haruka qu’il a recueillie précédemment suite à un évènement tragique et il faut s’occuper de tout ce petit monde tout en assurant la pérennité financière de l’établissement. Cela se matérialise sous la forme d’activités à effectuer au sein de l’orphelinat, pour augmenter le bonheur des enfants et le niveau de papounet (sic) de Kiryu. Et là déjà vous allez avoir de quoi faire : coudre, faire la cuisine, répondre à des quiz ou chasser des insectes : cela va contribuer à fair grimper votre degré d’amitié avec les enfants.

D’autre part, il sera possible de choper des insectes, planter et récolter des légumes, s’occuper de bétail pour produire du lait ou des oeufs ou encore pêcher : tout cela permet de valider des requêtes qui vont augmenter la réputation de votre établissement.

Bref rien qu’avec l’orphelinat, vous allez avoir pas mal de boulot. Mais heureusement, Yakuza Kiwami 3 ne se limite pas qu’à ces activités, car vous allez avoir affaire à un sombre complot qui risque de mettre à mal le bien-être des enfants, l’intégrité de l’ancien clan de Kiryu ou encore faire mal à un niveau politique assez élevé.

Chapitre 2 : Dualité

Les fantômes du passé vont (littéralement) venir hanter Kiryu et l’amener à sortir de sa retraite, non seulement pour protéger ses proches mais aussi le clan qu’il a quitté. Dans la ville de Ryukyu à Okinawa, il fera la connaissance d’une famille locale de yakuzas qui sera aussi mêlée à ce conflit, mettant en danger l’orphelinat face à un projet de restructuration locale dont la mise en place pourrait bien favoriser l’élection d’un futur ministre japonais. Et cela va même résonner jusqu’au quartier de Kamurocho dans lequel il faudra retourner pour tenter de démêler cette sombre affaire. 

Forcément, entre les histoires de pognon, de magouilles et de lutte pour le pouvoir, le pauvre Kiryu va devoir faire parler ses poings pour faire éclater la vérité, et c’est ce qui fait la force encore une fois de cet épisode. Même si, en comparant à d’autres épisodes, on sent que c’est certainement une des aventures les plus “simples” de la licence au niveau de son scénario avec une mise en place correcte mais une suite d’événements assez bateau, loin de certains épisodes qui étaient des sacs de noeuds et nids de vipères avec des twists plus marquants.

Cela dit, il est appréciable d’avoir à la fois le côté ensoleillé et un peu plus relax de Ryukyu face au côté sombre et plus sérieux de Kamurocho qui sont littéralement les côtés clairs et obscurs du titre, un peu comme Kiryu et l’antagoniste de l’histoire dans leur essence, ou encore comme le passé compliqué de notre personnage principal et son avenir qu’il espérait plus libre. C’est d’ailleurs cette dualité qui est au coeur du jeu, jusque dans son concept d’ailleurs de vouloir diviser le titre entre Kiwami 3 et Dark Ties.

Chapitre 3 : Ars Bellica

Avant de s’attaquer à l’habituelle gigatonne d’activités en jeu, on a s’attarder sur l’aspect baston, qui est bien entendu l’un des moteurs des jeux Yakuza. Dans un style beat’em up, vous devrez savater des ennemis qui vous agressent alors que vous vous promenez tranquillou dans les rues de Kamurocho ou Ryukyu.

Kiryu dispose ici de deux styles de combat, entre lesquels vous pouvez switcher à la volée au besoin. Son style Dragon de Dojima est le plus classique, avec des patates de forain et des coups de tatane bien sentis, vous pourrez aussi placer des contres si vous arrivez à parer ou esquiver au bon moment. Pratique pour des petites mêlées au corps à corps ou des ennemis uniques, simple, basique.

L’autre style s’inspire des arts martiaux traditionnels d’Okinawa et permet d’utiliser diverses armes selon les touches que vous allez appuyer. que vous utiliserez. Bouclier, lance, tonfa, nunchaku : ce sont pas moins de 8 armes utilisables qui auront chacune une particularité dans leur utilisation : corps à corps, distance, protection ou atteindre une grande quantité d’ennemis, c’est un peu le couteau Suisse de la baston dont la maîtrise permettra d’être hyper efficace en toutes circonstances ! Pour débloquer la totalité des attaques dans ce style, il faudra passer des épreuves dans un dojo, pour espérer atteindre le rang de Maître et maîtriser les arcanes subtiles de cet art fort utile.

Dans les deux styles de combat, vous pourrez activer l’éveil une fois la jauge remplie et ainsi pouvoir augmenter la force et la vitesse des coups, ou encore placer une attaque ultime qui fait de gros dégâts ! A réserver aux boss ou aux ennemis retors.

En dépensant des points de compétence et/ou du pognon, vous pourrez augmenter vos points de vie, votre puissance d’attaque, mais aussi des capacités actives ou passives. Si vous farmez un peu au début du jeu, vous pourrez déjà acquérir pas mal de choses pour vous faciliter la vie pendant les combats.

Mine dans Dark Ties n’a qu’un style mais il peut utiliser le Sombre Eveil pour passer en mode Super Saiyan Dark Sasuke des ténèbres et défoncer tout ce qui bouge avec rapidité et efficacité, sans broncher quand il prend des coups. Attention à la vie cependant, il est pas immortel non plus ! En tout cas, sa façon de combattre est rapide, puissante, avec des attaques aériennes permettant de sauter sur la tronche des adversaires avant de vous projeter sur les autres pour les savater en bonne et due forme. Assez technique, mais diablement efficace !

Chapitre 4 : Gang de Dragonnes

Dans les divers traceurs d’un jeu Yakuza, on retrouve également les activités annexes, permettant non seulement de gonfler la durée de vie mais aussi d’ajouter de la texture à l’histoire, à l’ambiance ou encore à l’intérêt global du titre.

On a ici 4 grosses activités principales, avec notamment : 

  • Bad Boy Dragon et le Morning Glory dans Kiwami 3
  • SKandale à étouffer et l’Enfer à survivre dans Dark Ties

On a déjà parlé des activités du Morning Glory, on ne va pas y revenir. Dans Bad Boy Dragon, Kiryu rejoint une bande de loubardes à moto façon Bosozoku avec l’esprit de justice, prêtes à en découdre pour reprendre leur territoire des mains de factions adverses. Au programme : bastons à grande échelle contre des cinquantaines d’ennemis et conquête de territoires à moto façon Dynasty Warriors ! C’est fun, parfois un peu stratégique et on passe facilement du gameplay à moto à la bagarre classique. On peut même invoquer des attaques spéciales uniques à ce mode, si vous avez assez d’énergie pour les invoquer, et assez d’argent pour les acheter au préalable.

Ce mode de jeu nécessitera aussi que vous recrutiez des membres dans les rues de Ryukyu ou Kamurocho, ou après des combats de gang. Vous pourrez alors constituer jusqu’à 4 escadrons de 5 personnages, qui monteront de niveau au fil de vos combats de gang, chaque personnage ayant ses propres compétences et spécialités (attaque, défense ou soins) Bref rien que ce mode peut vous prendre quelques heures, surtout si vous tentez de recruter tout le monde ! Sans compter les possibilités de personnalisation pour chaque escouade, la base qui se peuple de plus en plus avec vos nouvelles recrues, et les missions annexes à accomplir dans ce mode de jeu, vraiment cool !

Du côté de Dark Ties, SKandale à étouffer permet de faire monter la côte de popularité d’un personnage nommé Kanda pour une raison qu’on vous laissera découvrir. Pour ce faire, il faut accomplir diverses missions notées sur la carte du monde pour soit dépanner les gens dans le besoin ou les défendre contre les voyous. A côté de ces demandes basiques, d’autres plus particulières et un peu scénarisées seront disponibles au fil de votre progression. Pas forcément super original mais ça se laisse jouer, d’autant plus que Kiwami 3 a été amputé de près de 70 missions par rapport au jeu d’origine, on imagine que c’était pour en caler certaines ici ou en mettre de nouvelles via ce mode. Tiens je suis sympa je vous donne une petite astuce pratique : dans Dark Ties, quand vous aurez assez d’argent, achetez 2 exemplaires de TOUS les objets achetables dans les supérettes (boissons, bouffe, mouchoirs…) avant de commencer les activités de SKandale à étouffer, ça va vous servir !

Enfin, l’Enfer à survivre est un gros clin d’oeil à Squid Game, du moins pour sa mise en scène initiale, qui permet de divertir les riches avec des masques d’animaux en faisant subir des épreuves à des gens en difficulté financière notamment. Dans la pratique, c’est une suite de salles avec des ennemis à défoncer, des trésors à trouver, le tout dans un temps limité. C’est assez sympa malgré son aspect basique, avec une petite histoire derrière, c’est aussi un bon moyen de monter de niveau et de se faire de la grosse thunasse.

Ca va couter cher en ostéo !

Chapitre 4.5 : l’instant relax

A côté de ces activités, on en a bien d’autres qu’on retrouve souvent d’un épisode à l’autre de la saga. Allez en vrac : Karaoké, baseball, billard, fléchettes, casino, Hanafuda, Shogi, machine à pinces, bowling et d’autres. Sachant que chacune dispose soit d’un tournoi et/ou de plusieurs modes de jeu, c’est assez balèze encore une fois si vous voulez tout essayer.

Bien entendu, pour les fans de jeux rétro comme moi, on retrouve plein de jeux SEGA avec ici quelques petites perles plus ou moins connues : SlashOut, Blast City, Virtua Fighter 2 et 2.1, Fighting Vipers, Emergency Call Ambulance, Motor Raid et Magical Truck Adventure. Tous ces jeux sont jouables dans les salles d’arcade SEGA notamment.

Et on a aussi des jeux Game Gear jouables, avec Sonic Chaos, Sonic Drift, Streets of Rage, Puyo Puyo, Woody Pop, G-LOC, The G.G. Shinobi, Fantasy Zone Gear et Columns mais aussi 3 jeux Bandai Namco (Juste Namco à l’époque d’ailleurs) avec Pac-Man, Mappy et Galaga ’91 qui marquent une belle collaboration avec SEGA pour l’occasion ! Mais pour une console portable, dommage qu’on ne puisse y jouer qu’à des endroits fixes… Enfin remarque, vue l’autonomie de la bestiole, le pauvre Kiryu aurait dû dépenser une fortune en piles !

Vous avez également des petites activités annexes sympas, comme le réseau d’ami Lalala avec votre téléphone, ce dernier étant d’ailleurs personnalisable afin de donner des bonus passifs utiles en combats ou autres situations. Ou encore la loterie : vous gagner des tickets à chaque achat dans les magasins de Kamurocho ou Ryukyu, que vous pourrez dépenser pour tenter votre chance à la loterie et gagner des lots uniques ! Et enfin on retrouve le rallye photo qu’on avait déjà aperçu dans d’autres épisodes de la saga, où il faut prendre en photo des endroits précis pour gagner des lots.

Chapitre 5 : Variations

Pas forcément parfait à la base, Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties souffre d’autres soucis annexes, qu’ils proviennent du jeu ou de son environnement extérieur. On va commencer par un sujet qui fâche pas mal de fans de l’opus original sur PS3 : le changement de faciès de Rikiya, un personnage attachant et qui vous suivra pas mal de fois dans votre périple avec Kiryu.

Il s’avère qu’ils ont changé les traits du personnage dans cette version du jeu, et ça coince car certains estiment qu’il a désormais une tête de voyou lambda. Un délit de sale gueule qu’on vous laissera apprécier ou non, qui sera certainement sans intérêt si vous n’avez fait que ce Kiwami 3 d’ailleurs. Personnellement, même si j’avais fait le Yakuza 3 d’origine sur PlayStation 3, je peux affirmer que je m’en bats les steaks. Je suis plus embêté par la suppression des deux tiers des missions secondaires avec Kiryu ou l’absence du contenu qui avait été censuré à l’époque dans la version occidentale sur PS3, tels que les quiz sur le Japon ou les missions dans les clubs d’hôtesses (qu’on avait dans d’autres jeux de la saga pourtant)

Autre sujet de discorde, plus sérieux cette fois-ci, l’insurrection face à la présence de la voix de Teruyuki Kagawa, accusé d’agression sexuelle qui prête sa voix à un personnage dans le jeu. A priori cela n’a pas empêché le jeu de se vendre à un peu plus de 94.000 unités sur le sol nippon pour sa première semaine, mais ça chauffe sur les réseaux sociaux, avec même des mods sur PC pour remédier au problème (et pareil pour la tronche de Rikiya d’ailleurs) Chacun aura sa sensibilité face à ces informations mais au moins vous jouerez en connaissance de cause.

De façon un peu plus technique dans le jeu, j’ai trouvé qu’il y avait un clivage technique entre Okinawa et Kamurocho. Si dans le second cas on garde la norme habituelle visuellement, dans l’autre les lumières sont trop éclatantes, comme certaines couleurs et cela donne un rendu bizarre, qui gâche la qualité des textures avec un éclairage mal dosé. Parfois même l’aliasing semble plus prononcé, à voir si cela sera corrigé avec un futur patch mais on dirait que le jeu a été développé par 2 équipes distinctes pour les deux villes et quand on y prête attention ça fait vraiment pas terrible. Même certaines animations faciales sont bizarres, donnant un sentiment bizarre, visuellement dérangeant avec certains personnages. Enfin un autre point désagréable à Ryukyu, la musique dans le marché couvert qui est INSUPPORTABLE !

Parfois la gestion de la lumière fait de la peine

Et enfin, une dernière chose qui va certainement spoiler, alors on vous met une jolie balise pour ne pas vous gâcher le plaisir : 

Encore une fois c’est une décision qui ne va pas influencer des masses les nouveaux venus, mais RGG Studios a décidé de changer la fin du jeu, changeant ainsi le destin de deux personnages de façon drastique. L’un d’entre eux a notamment un impact direct dans Yakuza 4 et ses suites, ce qui flingue la temporalité des jeux d’origine. On a appris que ce jeu serait certainement le dernier Kiwami et que pour les prochains, on aurait une version différente dans le déroulement de l’histoire. Alors on passerait d’une refonte des épisodes originaux avec Kiwami 1 à 3 à un début d’univers parallèle ?

Encore une fois, ce nouveau pied de nez aux amateurs de la licence fait couler de l’encre et ne fait absolument pas l’unanimité, de mon côté non plus pour être franc. Y’a pas de débat : si dans une adaptation on peut s’amuser à créer des variations par rapport au matériau d’origine, c’est la volonté de l’auteur/réalisateur, ça se conçoit. Ici on touche à la temporalité d’autres jeux et même à leur diégèse, avec un sentiment de vouloir écraser la volonté scénaristique de Toshihiro Nagoshi qui avait officié sur le jeu avant son départ en 2021. A vous de voir si cela vous impacte ou non bien entendu, c’était une parenthèse un peu plus subjective.

FIN DU SPOILER !

Chapitre final : Verdict

Après une cinquantaine d’heures et avoir terminé les histoires des deux jeux, les activités principales de Kiryu et presque entièrement celles de Mine, il reste encore de quoi faire dans le jeu mais c’est quand même l’heure de l’avis final !

Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties coche les cases de ce qui fait un jeu Yakuza dans son essence : avant tout c’est une histoire, des personnages, des missions principales sérieuses et des missions secondaires plus légères voire farfelues, avec une tonne d’activités et un fanservice colossal. Les ajouts via Dark Ties sont assez sympas également, l’intention était bonne mais c’est tout ce qui gravite autour du jeu qui le rend clivant. 

Le jeu loupe le coche en termes de qualité, visuelle déjà, car très inégale à ce niveau avec un manque de finition parfois flagrant. Le côté tronqué des missions ou les décisions (ou manque de décisions) qui font grincer des dents les fans de la saga vont avoir des conséquences, pas forcément sur les ventes mais surtout sur la fanbase. A voir comment le vent tournera avec le prochain épisode basé sur Yakuza 4…

Ce test a été réalisé depuis une version commerciale fournie par l’éditeur et n’a pas été réalisé sous influence ou direction particulière si ce n’est l’envie de savater des malandrins et arriver au bout du jeu pour vous fournir ce test !

Le retrogaming est ma passion principale, mais il ne faut pas tomber dans la tristesse du "c'était mieux avant" ! Les jeux aujourd'hui sont hyper variés, et proposent parfois des choses assez incroyables. Gardons l'esprit ouvert, loin des gueguerres et des clivages stupides et stériles, et n'oublions pas que le jeu est un loisir qui doit nous rassembler ! J'aime particulièrement les RPG, les jeux d'action et d'aventure, et j'apprécie particulièrement les titres avec une histoire riche et les univers déjantés ou atypiques.

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