[Test] City Tales Medieval Era, un city builder narratif chill et accessible
J’ai eu la chance de recevoir une copie de City Tales Medieval Era afin de pouvoir le tester et vous donner mon avis sur ce jeu. Commençons par la base, que propose ce jeu en quelques mots. C’est un city builder, c’est-à-dire un jeu ou vous allez construire votre cité. Il y ajoute un système de ligne de production un peu comme la série des Anno mais en plus accessible, ainsi qu’une narration centrale à la progression du jeu. Sortie le 29 janvier 2026, ce jeu a été créé par un studio francais, Irregular Shapes, une demo est disponible si vous hésitez encore après avoir lu cet article test.
- L'accessibilité
- L’histoire charmante
- la souplesse du système
- les visuels et la bande son
- La légèreté de l’ambiance
- Un tuto plus explicite
- Une campagne plus longue
- Un récap pour tout améliorer
Un city builder accessible
Pour quelqu’un qui connaît le genre, le jeu m’a semblé très facile à prendre en main et à en comprendre les mécaniques. Afin de m’assurer de son accessibilité j’ai demandé a ma femme de le tester également afin de regarder comment elle allait se débrouiller dessus. Et, sans jamais rien lui dire, elle a compris toutes les mécaniques centrales du jeu et 80% du game systeme, en moins d’une heure.
City Tale Medieval Era, un city builder chill
Le fait que le jeu ne possède pas de “feedback-loop” négative, lui donne une grande permissibilité. Une “feedback-loop” négative, c’est une mécanique de jeu qui vous punis naturellement afin de vous apprendre à mieux maîtriser certains aspects du jeu. En l’occurrence, il n’a dans City Tale Medieval Era pas de “money sink”, c’est-à-dire aucun coût d’entretien ou autre effet qui syphone notre économie. Traditionnellement, on retrouve ce type de mécanique afin de forcer le joueur à planifier ses constructions en prenant en compte différents facteurs. Si le joueur ne le fait pas, il sera très vite punis avec soit des malus, soit un retour en arrière forcé de sa ville, voire carrément une situation de game over. C’est l’un des rares jeux, ou aller s’occuper de notre linge ne nécessite pas de mettre le jeu en pause. (Au contraire ! On le laisse tourner pour avoir plus de ressources à notre retour.) Ça change des autres jeux du genre, et je pensais que ca n’allait pas me plaire. Je me suis trompé, parce que malgré tout j’y ai trouvé mon petit plaisir d’optimisateur malgré tout.




Une narration prenante et légère
Le thème général du jeu est reflété dans sa narration même. Aucun stress, aucune pression mais une justification plausible du pourquoi du comment. Notre père est un noble qui possède de nombreuses terres et éduque ses enfants lorsqu’ils deviennent de jeunes adultes en leur donnant la gestion de terres vides. Celle-ci ne se ressent pas que dans l’histoire ou les dialogues, mais également dans sa bande son et ses graphismes : colorés, vibrant, tout en restant doux et calme.
Une narration qui fait progresser le jeu
Chaque dialogue sera en fait une mission permettant de faire avancer un aspect du jeu. Sans tenter de révolutionner le genre, City Tales Medieval Era montre savoir ce que fait la force du genre et capitalise sur des missions simples mais avec des objectifs clairs permettant de faire progresser le joueur dans la bonne direction. Chaque mission complétée permet d’en apprendre plus sur soi, sur l’univers du jeu ainsi que les différents compagnons de notre personnage. On se prend à vouloir rapidement finir chaque mission afin de découvrir la suite de cette petite histoire des plus agréables. L’histoire peut largement être qualifiée du genre “tranche de vie”.




Les systèmes de jeu de City Tales Medieval Era
La malléabilité des quartiers de résidence est le point phare du jeu. Chaque quartier se définit par une zone que vous pouvez dimensionner à votre guise. Plus vous mettez de points, plus vous allez pouvoir le modeler comme bon vous semble. A l’intérieur vous allez pouvoir construire différents types de bâtiments. Soit laisser votre population occuper un des terrains afin d’y construire une habitation (ce qui vous donnera de l’or en prime, améliorer celle-ci aura le même effet), soit y construire un bâtiment d’influence, tel un puits, un marché. une chapelle, etc.
Il existe au total 6 types de bâtiments de production, correspondant aux différentes compétences de vos compagnons (récolte, agriculture, artisan, construction, cuisine et transformation). Enfin, il existe quelques bâtiments spéciaux tel qu’un château, pour ne donner qu’un seul exemple. Je vous laisse les découvrir sans trop vous spoiler.



Quelques axes d’amélioration pour City Tale Medieval Era
Le tutoriel semble omettre quelques informations permettant une meilleure appréhension du jeu. Il serait également appréciable d’avoir une fenêtre permettant d’améliorer les bâtiments d’influences qui en fin de parties sont relativement difficiles à trouver rapidement. (Il y a une astuce mais un peu rébarbatives, qui consistent à faire comme si l’on allait en construire un nouveau ce qui mettra en évidence ceux déjà construits.) Il manque également quelques pop-up pour clarifier certaines missions qui peuvent être difficiles à comprendre si l’on ne connaît pas déjà le jeu et tous ses symboles par cœur. Enfin, les bâtiments de production ont des niveaux d’améliorations qui ne sont pas clairs ni les conditions pour les améliorer. Bien que tout ceci soit perfectibles, ils n’empêchent en aucun cas de pouvoir apprécier le jeu et de pouvoir à terme le comprendre.
City Tales Medieval Era est un peu court
Ce n’est pas une critique négative, bien au contraire. J’aurais voulu avoir un peu plus à me mettre sous la dent. Pouvoir en apprendre plus sur ses personnages et découvrir de nouveaux personnages. Ceci dit, on peut continuer de développer notre ville une fois l’histoire du jeu finie et le générique de fin passé. A noter que j’ai joué tout du long avec la vitesse x3. Ce qui a forcément raccourcit sa durée de vie. (Pour mieux comprendre : Il y a au total 3 niveaux de rapidité, allant de 1 à 3. On peut aussi mettre le jeu sur pause. Donc selon la vitesse à laquelle vous souhaitez jouer, l’expérience sera plus ou moins longue. Pour finir le jeu, j’ai mis environ 12h.)


Que faire une fois le jeu fini
Le mode “bac-a-sable” appelé ici “peintre”, permet de se construire sa ville de rêve sans aucune contrainte. Soit de la pure décoration. Le nom du mode est d’ailleurs très évocateur : “Peintre”. Car on peut en effet se faire plaisir à “peindre” sa ville sans restriction. On peut aussi, si l’on a joué au jeu dans une des deux premières difficultés, le recommencer dans un mode plus difficile. Il en existe 3, un facile (“Barde”), normal (“Côlon”) ou le mode difficile (“Conseiller”). De plus, le jeu propose de jouer dans 3 environnements différents, proposant chacun des challenges d’agencement différent pour la construction de notre ville.
Ma conclusion
Mais en soit, c’est une proposition de jeu bien complète pas trop chère et qui a un bon goût de reviens-y. Personnellement c’est ma nouvelle référence permettant à un amis de découvrir le genre des city builder sans prise de tête ni aucun stress. Lui donnant le plus de chance possible de découvrir ce genre que j’affectionne tout particulièrement. Et s’il ressort en me disant que ce jeu était bien mais un peu trop facile, c’est qu’il a mordu à l’hameçon et je peux lui présenter les gros jeux du genre.







