Ride 6

[Test] Ride 6 – Le juste équilibre entre simulation et plaisir

Temps de lecture estimé :8 Minutes, 31 Secondes
Les +
  • Contenu extrêmement riche
  • Sensations de conduite excellentes
  • Mode arcade intelligent qui ouvre la simulation aux nouveaux joueurs sans la dénaturer
  • Mode Riding School pertinent
  • Personnalisation complète
  • Gâchettes adaptatives et vibrations DualSense très bien exploitées
  • Mode carrière solide
Les –
  • Mais manque de narration dans la carrière
  • Technique solide mais sans éclat

Ride 6 : Ride 6 m’a véritablement surpris. En tant que novice en simulation moto, j’ai découvert un jeu exigeant mais accessible, extrêmement riche en contenu et particulièrement satisfaisant à piloter. Malgré quelques limites techniques et l’absence d’un vrai fil narratif dans la carrière, l’expérience globale reste très solide. Cody

8.5
von 10
2026-02-09T18:29:52+0100

Le retour du Ride.

Ride 6 sort officiellement le 12 février 2026 sur PlayStation 5, Xbox Series X/S et PC via Steam et l’Epic Games Store, avec un accès anticipé dès le 9 février pour certaines éditions. Le jeu est développé et édité par Milestone S.r.l., le studio italien bien connu pour ses simulations de moto.

Avant d’entrer dans le détail, je préfère préciser mon profil. Je ne suis pas un spécialiste des sports mécaniques, encore moins de la moto. Je connais quelques pilotes de Moto GP comme Johann Zarco ou Valentino Rossi, mais cela s’arrête là. En revanche, j’ai toujours aimé les jeux de moto plus arcade dans le passé, notamment Moto Racer ou Championship Motocross sur PS1. Quand on m’a proposé de tester Ride 6, je connaissais la série uniquement de réputation. Je savais qu’il s’agissait d’une simulation pure avec une communauté engagée, mais je ne savais pas vraiment dans quoi je m’engageais.

Une licence en évolution constante.

La série Ride a évolué progressivement au fil des années. Le premier épisode, sorti en 2015, posait les bases avec un contenu solide mais des graphismes déjà un peu en retrait. Ride 2 est venu enrichir la formule en 2016 avec davantage de contenu. Avec Ride 3, la série trouvait un équilibre plus convaincant entre simulation et accessibilité. Ride 4 a ensuite poussé le réalisme encore plus loin, notamment grâce à la météo dynamique et au cycle jour nuit, mais avec une exigence accrue qui pouvait rebuter les novices. Ride 5 a modernisé l’ensemble sans pour autant révolutionner la formule. Ride 6 arrive donc avec l’objectif de consolider cet héritage et d’affiner encore l’équilibre entre réalisme et plaisir de jeu.

Une avalanche de contenu.

Dès les premières minutes dans le menu, ce qui frappe immédiatement, c’est la densité du contenu. On sent que le jeu ne plaisante pas avec la quantité. Le nombre de courses et de styles de motos est impressionnant. On retrouve des motos de course, d’enduro, des scooters, des motos légères, des machines plus techniques, plus puissantes, bref une vraie diversité qui donne envie d’explorer.

Le tout est renforcé par 18 marques licenciées comme Honda, KTM, Kawasaki ou Ducati. Ce n’est pas juste décoratif, ça apporte une vraie crédibilité à l’ensemble.

Les circuits sont eux aussi nombreux et variés. Plus de 39 tracés avec différentes variantes, dont des circuits officiels emblématiques comme les 24 Heures du Mans, Monza, Magny Cours, Daytona ou encore un tracé face au mont Fuji au Japon. Le fait de pouvoir enchaîner plusieurs types d’épreuves sur un même circuit est particulièrement intelligent, car cela évite la redondance et donne une impression de richesse constante.

Ce qui ressort surtout, c’est la sensation que le jeu a été pensé pour durer. On n’a pas l’impression d’un contenu gonflé artificiellement, mais d’une base solide, cohérente, presque évolutive. Honnêtement, j’ai le sentiment que cette structure est prête à accueillir des DLC, des mises à jour ou de nouveaux circuits à l’avenir, tant elle semble conçue pour vivre sur le long terme.

Des modes pour tous les profils.

Côté modes de jeu, tout commence par la création de son avatar. La base reste assez classique, rien de révolutionnaire dans l’éditeur au départ, mais on sent rapidement que la personnalisation prendra beaucoup plus d’ampleur par la suite.

Une fois dans le cœur du jeu, quatre modes principaux s’offrent à nous. Le mode rapide permet de lancer des courses en solo immédiatement, parfait pour enchaîner sans pression. Le mode multijoueur est bien présent, même si je n’ai pas pu le tester avant la sortie officielle. On retrouve ensuite le mode carrière, véritable colonne vertébrale du jeu. Enfin, le mode Riding School, développé en partenariat avec Bridgestone, vient compléter l’ensemble.

Ce Riding School est loin d’être anecdotique. Il propose des défis techniques à relever, avec des médailles à décrocher et du contenu cosmétique exclusif à la clé. Mais au-delà des récompenses, c’est surtout un excellent outil d’apprentissage. On y travaille les trajectoires, la gestion du freinage, la précision dans les virages. On comprend progressivement la logique du pilotage.

Un aspect compétitif en ligne semble également prévu autour de ce mode, avec des comparaisons de scores, même si je n’ai pas pu le vérifier directement. Dans tous les cas, il apporte une vraie dimension pédagogique qui s’intègre parfaitement à l’identité simulation du jeu.

Ride Fest, la carrière façon festival.

Le mode carrière, baptisé Ride Fest, constitue le cœur de l’expérience. On y participe à un grand festival dédié à la moto, où l’on affronte différents pilotes dans des épreuves variées. Certains sont des pilotes créés pour le jeu, d’autres sont bien connus des passionnés, comme Thomas Chareyre, légende française de la discipline.

Les compétitions sont suffisamment diversifiées pour éviter une sensation de répétition trop rapide. L’IA s’adapte au niveau du joueur, ce qui permet de maintenir un bon équilibre entre défi et progression. On n’a jamais vraiment l’impression d’être bloqué artificiellement, mais on doit tout de même s’appliquer.

La progression repose sur les crédits remportés en course. Ces crédits permettent d’acheter des motos neuves ou d’occasion, de les améliorer mécaniquement, mais aussi de travailler l’aspect esthétique. La personnalisation est d’ailleurs particulièrement poussée. On peut modifier l’équipement du pilote, les tenues, les casques, et surtout utiliser un véritable éditeur pour créer ses propres designs.

Cette dimension cosmétique ne se limite pas à du simple déblocage. Le jeu intègre une vraie partie communautaire. Il est possible de partager ses créations en ligne, mais aussi de télécharger celles des autres joueurs. Cela ajoute une couche supplémentaire d’implication, presque créative, et renforce le sentiment d’appartenir à une communauté active autour du jeu.

On peut également signer des contrats sponsors qui offrent des réductions intéressantes sur certaines marques. Le fonctionnement rappelle clairement ce que l’on peut trouver dans Gran Turismo, avec cette logique de collection, d’optimisation et d’évolution constante.

Mon principal regret concerne l’absence d’un véritable fil narratif. On avance, on débloque, on collectionne, mais sans réelle montée en tension ou arc scénaristique qui donnerait plus d’émotion à la progression. Le mode carrière est efficace, solide, mais il manque peut-être une petite dimension humaine supplémentaire.

Cela dit, pour tout compléter, il faudra facilement une trentaine d’heures, voire davantage si l’on souhaite vraiment tout optimiser. On est clairement face à une expérience dense et pensée pour durer.

Simulation maîtrisée, accessibilité assumée

Le gameplay constitue clairement la grande réussite du jeu. C’est là que Ride 6 m’a le plus surpris. Le titre propose deux modes de conduite distincts. D’un côté, le mode simulation classique, fidèle à l’ADN de la série, avec une gestion séparée des freins avant et arrière, une précision accrue dans les trajectoires et une exigence technique assumée. De l’autre, un mode arcade plus accessible.

Attention cependant, “arcade” ne veut pas dire simpliste. On est très loin d’un Moto Racer à l’ancienne. Ce mode permet surtout d’entrer progressivement dans la logique du pilotage réaliste. On comprend petit à petit comment placer sa moto, quand freiner, comment gérer l’inertie et la réaccélération en sortie de virage.

Une fois la gestion du poids et des transferts de masse assimilée, les sensations deviennent réellement grisantes. Prendre un virage correctement, sentir la moto se stabiliser, réussir une trajectoire propre, procure un vrai plaisir. Chaque machine possède son propre comportement, ses réactions spécifiques et son identité sonore. On ne pilote pas une sportive comme une moto d’enduro, et ça se ressent immédiatement.

Pour un novice comme moi en simulation moto, l’équilibre est parfaitement trouvé. Je n’ai jamais eu l’impression d’être exclu par la complexité, mais je n’ai pas non plus ressenti une simplification excessive. C’est exigeant sans être frustrant.

Sur PS5, les gâchettes adaptatives et les vibrations de la DualSense renforcent encore cette immersion. On ressent les accélérations, les pertes d’adhérence, les vibrations de la machine. Ce n’est pas gadget, cela participe réellement à la sensation de pilotage.

Une technique solide, sans révolution

Graphiquement, Ride 6 est agréable sans chercher à impressionner à tout prix. On n’est pas face à une vitrine technologique, mais l’ensemble reste propre et cohérent. Certains panoramas sont vraiment réussis, notamment sur les routes japonaises ou sur la côte d’Azur, où la lumière et les décors offrent de beaux moments visuels. On prend plaisir à rouler simplement pour profiter de l’environnement.

La météo dynamique apporte une vraie variation dans les sensations. Commencer une course sous la pluie, avec une piste humide et plus piégeuse, puis la voir progressivement s’assécher sous un rayon de soleil, renforce l’immersion. Ce ne sont pas de simples effets cosmétiques, cela influence aussi légèrement le ressenti en piste.

Sur PS5, le jeu tourne de manière très fluide, sans ralentissements notables. Les animations des motos et des pilotes sont convaincantes. En revanche, on peut relever un léger clipping, avec certains éléments de décor qui apparaissent tardivement. Les crashs manquent aussi d’impact visuel, et l’absence de dégâts visibles sur les motos se remarque, probablement pour des raisons liées aux licences. Cela ne casse pas l’expérience, mais cela rappelle que le jeu privilégie la simulation de conduite plutôt que la spectaculaire destruction.

Côté sonore, chaque moteur possède sa propre signature. Les différences entre les motos sont audibles et participent à l’immersion. Le rendu global est convaincant et réaliste. En revanche, l’ambiance sonore autour des courses reste un peu discrète. Le bruit des spectateurs ou l’environnement sonore général manque parfois de présence, ce qui donne une impression d’espace un peu vide en dehors des moteurs. Cela reste solide, mais pas totalement enveloppant.

Un multijoueur à surveiller.

Même si je n’ai pas pu tester le multijoueur directement avant la sortie officielle, ce que les développeurs annoncent donne de bonnes indications sur ce qui nous attend. Ride 6 proposera un multijoueur en ligne cross-play, ce qui signifie que les joueurs de différentes plateformes pourront s’affronter sans barrières techniques, que ce soit en courses simples ou via des classements mondiaux à gravir.

Le jeu devrait aussi intégrer des classements en ligne, permettant de comparer ses performances avec celles des autres pilotes à travers le monde.

Des fonctionnalités supplémentaires comme le split-screen ou un éditeur de courses sont évoquées par plusieurs sources, mais selon les dernières annonces ces éléments pourraient arriver après le lancement initial du jeu plutôt qu’au jour un.

Dans l’état actuel des informations, le multijoueur de Ride 6 s’annonce solide et compétitif, mais il faudra le tester en conditions réelles à la sortie pour se faire un avis définitif sur son équilibre, sa stabilité et son intégration dans l’ensemble du jeu.

Dernier tour de piste.

En étant totalement honnête, je ne m’attendais pas à accrocher autant. Je ne suis pas un spécialiste des sports mécaniques, encore moins des simulations moto, et pourtant Ride 6 m’a réellement surpris et convaincu.

Ce qui me marque le plus, c’est l’équilibre que le jeu parvient à trouver. Il reste une vraie simulation, exigeante et crédible, mais sans devenir inaccessible. Le mode arcade m’a permis d’entrer progressivement dans la discipline. Une fois ces mécaniques assimilées, les sensations deviennent vraiment grisantes, presque addictives.

La richesse du contenu est impressionnante, mais surtout cohérente dans sa construction. Entre la diversité des motos, les circuits officiels, la progression à la manière d’un Gran Turismo et la Riding School qui structure l’apprentissage, on sent une volonté de proposer une expérience complète et durable.

Oui, techniquement ce n’est pas une claque générationnelle, et j’aurais apprécié un peu plus de narration dans le mode carrière pour renforcer l’attachement. Mais face au plaisir de pilotage et à la richesse globale du jeu, ces défauts restent secondaires.

Ride 6 ne s’adresse pas uniquement aux passionnés de moto. Il peut aussi séduire un joueur curieux, prêt à sortir de sa zone de confort pour découvrir une simulation exigeante mais accessible. Pour moi, c’est clairement une réussite.

Le test est aussi disponible en vidéo sur la chaîne YouTube de Game Cover, où je développe plus longuement mon ressenti, images de gameplay à l’appui.

YouTube player


Test réalisé grâce à une version fournie par le distributeur. Rassurez-vous, aucune moto ne trône dans mon salon pour influencer mon avis.

Breton et fière de l'être, ancien commentateur de catch, fait des vidéos sur YouTube depuis 10 ans, passionné de FPS et jeux de sports, à écouter chaque semaine dans le podcast de Game Cover.

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